Une synthèse de tant de voix : le métamodernisme

Je me souviens de mon premier cours de sociologie. Monde contemporain, c’était le nom dudit cours. Je me rappelle de l’excitation de la jeune étudiante que j’étais, tout heureuse d’enfin parler de mon époque après un long cursus de cours d’histoire qui, bien qu’intéressant, me laissait sur ma faim de mieux comprendre le contexte dans lequel je grandis.

Rapidement, j’ai dû m’habituer à la démarche structurée de la sociologie qui ne me convenait qu’à moitié. La part rationnelle de moi l’aimait bien, mais l’autre part intuitive n’a pas réellement accroché, ce qui fait que je me souviens très peu, dans les faits, de comment disséquer une situation d’une manière sociologique. Cependant, je n’ai pas perdu les grandes idées qui m’ont ouvert les yeux.

Oui, je me souviens du protoréconfort que j’ai ressenti lorsque l’on examinait l’éclatement du modèle familial. Enfin, que je me disais, quelque chose qui soutient mon expérience personnelle, quelque chose qui me rappelle que je ne suis pas la seule à subir les divorces parentaux, les manques de repères, etc. Je me souviens quand le concept de post-modernisme a cessé d’appartenir uniquement à l’histoire de l’art et a pu commencer à enrichir ma perception du monde.

Le post-modernisme avait quelque chose d’alléchant : pour moi, il aura brisé la glace des idées figées. Il m’aura permis de comprendre (à retardement peut-être?) que le monde change décidément et que les manières de l’analyser doivent décidément changer avec lui.

C’est un article de Hanzi Freinacht appelé Metamodern Values for a Listening Society qui a fait resurgir à la surface de ma mémoire ce concept, qui m’en a fait saisir l’importance, mais aussi sa désuétude malgré la jeunesse de l’idée.

Comme le nom l’indique, l’on parle de métamodernisme dans l’article en question. Qu’est-ce que c’est? Une approche au monde qui s’inscrit dans la recherche de solutions concrètes plutôt que dans le ressassement des problèmes. En d’autres mots, le métamodernisme réfléchit à la construction après la destruction tandis que le post-modernisme était essentiellement consacré à la destruction (un «buffet à volonté de critique», en quelque sorte). On peut également ajouter que le métamoderne est essentiellement ouvert. Ouvert à la multiplicité des points de vue, ouvert aux idées du passé comme celles éminemment nouvelles. Ouvert aux autres, à l’écoute des autres.

Dans le titre, vient aussi l’idée de Listening Society. Tant de gens le clament à partir de différents lieux : la déconnexion est partout, au sens que nous n’avons plus le temps, l’attention, la culture qui prônent l’écoute. Que ce soit l’écoute de soi, de l’autre, de l’environnement. Que l’écoute vienne de nous, de nos collègues de travail, de l’entreprise qui nous embauche, de la société, du gouvernement. L’écoute doit revenir.

Dans le livre que je lisais, The Earth Path de Starhawk, l’auteure rapportait les paroles d’un homme inspirant. Il disait que « [pour lui] la spiritualité était simplement la communication avec d’autres personnes en communauté» (traduction libre). Je trouvais cela très beau.

Ceux qui me connaissent savent bien que je crois que la «mort» de la communauté est plus que préoccupante et qu’il faut la faire revivre de ses cendres. Ils savent aussi que le retour de la spiritualité — ou le travail intérieur, la contemplation — est selon moi tout aussi important.

Bref, le métamodernisme inclut beaucoup des idées qui me tiennent à coeur et les organise d’une manière très intelligente. C’est pourquoi je vous partage cette invention d’Hanzi Freinacht. Le but de mon article n’est pas de synthétiser sa théorie (cela donnerait un article assez volumineux… et je n’ai point le temps de l’écrire et vous n’avez peut-être pas le temps de le lire). Le but est simplement de vous informer de l’existence de celle-ci, de cette synthèse de tant de voix qui percent ça et là avec leur petit bout, leur petite version de la sagesse dont le siècle a besoin.

Je vous laisse sur cet extrait du texte de Freinacht qui, peut-être, vous interpellera et vous inspirera à lire l’article du philosophe dans son entièreté.

A relatively easy way to recognize yourself as a metamodernist is if nobody else seems to agree with you; if you speak out, people on the left think you are a neoliberal trader, people on the right think you are a crazy Marxist, spiritual people think you are an over-intellectual egghead, and academics think you are a hippie. If you have very few friends, it means that you are off the normal charts of values. Which either means you are crazy or you are in another strand of values, and the value combination that you have doesn’t compute in the cognitive schema of other people. […]

Metamodern values are the values of the internet society, which are multiplicity and development, and which do not only try to see from other perspectives, but also try to gather as many perspectives as possible and have solidarity for people of all perspectives. That’s the pathway forward. The world isn’t going to change into everybody agreeing with you, and that’s probably a good thing.

 

Apprendre à travers la méditation

À force d’écouter des podcasts, j’ai constaté que la méditation devenait une pratique de plus en plus commune chez les artistes et entrepreneurs en tout genre.

Ça a commencé comme ça. Je me suis mise à la méditation sans m’attendre à grand-chose.

Au début, des méditations guidées telles que celle de Boho Beautiful ou de Late Blooming Light Worker qui sont centrées sur le rééquilibre des chakras m’ont apporté beaucoup de bien-être. Je me sentais intimidée par le silence, par l’action de méditer seule, immobile quand j’ai commencé.

D’une certaine façon, je me sens encore intimidée par cette pratique. Parfois, m’imaginer devoir rester complètement immobile pendant 20 minutes m’angoisse.  Pour remédier à cette situation, souvent, je vais enchaîner deux séances de 10 minutes. Parfois, je vais en rajouter une troisième, parce qu’une fois dans la zone, je me sens bien.

 

Je suis une personne qui a toujours voulu être productive. Jouer à des jeux vidéos ou regarder des séries télévisées m’apporte plus de culpabilité que de plaisir. Ainsi, je m’étonne encore de me voir maintenant passer la plupart de mes temps libres à simplement observer ma respiration.

Par le passé, j’étais si fière d’avoir toujours un livre sous le nez. Des romans, je suis passée à la non-fiction et ma fierté intérieure n’en était que plus grande : après tous, j’étais une personne intellectuelle et engagée avec tous ces essais sur le monde des possibles dans la tête. Aujourd’hui, j’essaie de consommer tout plus lentement. Livres y compris.

Il ne faut pas se méprendre : j’aime encore les livres, oui, je les aime d’amour. D’ailleurs, je viens de découvrir le monde de la permaculture et je suis émerveillée par tous les livres qui existent sur le sujet. C’est que j’ai compris, à force d’explorer tous les genres, tous les médiums, que la curiosité peut parfois nous faire à la fois du bien et du mal. À vouloir tout apprendre, on se perd.

J’ai toujours privilégié la pluridisciplinarité et une partie de moi a encore envie de toucher un peu à tout plutôt que de me spécialiser. Cependant, la question n’est pas de se spécialiser ou de ne pas se spécialiser.  Le problème qui fait surface prend la forme de plusieurs questions. Qui suis-je ? Qu’est-ce que je veux faire de ma vie ? Quel est mon bagage personnel, ici et maintenant ? L’on a tendance à se distraire de l’essentiel.

 

À travers la méditation, je me suis tournée vers l’intérieur. J’ai commencé à observer tout ce que j’ai absorbé par le passé à coup de lectures, de rencontres, de blessures. J’ai commencé à arrêter de chercher ailleurs des réponses que je devais trouver à l’intérieur.

En effet, même si telle philosophie est l’une des plus intéressantes du monde, même si le parcours de tel individu est des plus inspirants, l’on ne peut vivre des théories ou la vie des autres. L’on ne peut croire que quelque part dans un livre est tracé le chemin que l’on doit suivre, car nous sommes tous des personnes totalement uniques.

À travers la méditation, j’ai redécouvert la peur quand j’ai découvert que j’étais perdue. J’ai découvert pour la première fois que je m’en voulais de ne pas savoir dans quelle direction aligner ma vie et j’ai décidé de commencer un long travail de compassion. Compassion envers moi-même, envers la personne que le passé a forgée.

J’ai décidé d’accepter cette personne à part entière, tout en la laissant derrière. Nous avons tous un potentiel immense derrière nos fardeaux, qui sont parfois imaginaires. Nous ne devons pas avoir peur du présent ou du futur, ni même du passé.

Évidemment, il faut travailler dur pour y arriver. Il faut passer beaucoup de temps à ne pas y arriver totalement avant de sentir vraiment libre de toutes les chaines que nous avons mises à notre esprit, à notre cœur. Oui, il faut beaucoup de temps pour accepter que, même dans la paix, la confusion continuera d’exister.

Lentement, mais sûrement, on verra avec clarté les leçons que nous aurions dû apprendre et nous les appliquerons alors à nos vies.

Je suis certaine que, un beau jour,  nous aurons le courage d’accepter que nous sommes les meilleurs professeurs que nous pourrions avoir.

Une promenade littéraire dans le monde du zen et du bouddhisme

Je dois avouer que, dans mon cas, les cours d’éthique et culture religieuse du secondaire ont été utiles. En effet, la découverte du bouddhisme aura été importante pour moi. Je me rappelle de l’émerveillement que j’ai rencontré en lisant une biographie du Dalaï-Lama. Sa sagesse m’a beaucoup impressionnée, surtout lorsque j’ai constaté que ce grand chef spirituel disait que tout était interdépendant, y compris les religions.

Toutefois, ce n’est pas en tant que manière de résoudre les conflits religieux que le bouddhisme m’a impressionné. Tout d’abord, le bouddhisme, par sa possibilité d’être perçu à la fois comme une philosophie et une religion, est une spiritualité des plus accessibles. Sans adopter entièrement les croyances bouddhistes — la réincarnation par exemple —, on peut tout de même tirer beaucoup de leçons.

J’ai donc toujours eu une attirance pour cette religion et philosophie. La pensée orientale me fascine en général. Cependant, j’ai longtemps oublié cet intérêt (heureusement, la pratique du haïku ne m’a jamais vraiment quittée). J’ai récemment découvert le balado Zen Studies Podcast, que j’avais mentionné dans cet article,  et cela a ranimé la flamme que j’avais pour le sujet. C’était la première fois que je m’intéressais au sujet du zen bien précisément.

En gros, l’on ne peut chercher la différence entre le zen et le bouddhisme. En fait, il faut faire la distinction entre le bouddhisme zen et le bouddhisme tibétain. Le bouddhisme zen est originaire de la Chine et se concentre sur l’illumination personnelle à travers la méditation. Les prémisses de base du bouddhisme sont mis ici sous les projecteurs.  Quant au  bouddhisme tibétain, il émerge évidemment du Tibet. Celui-ci se concentre davantage sur les textes – étant davantage consciencieux par rapport aux déclinaisons de la religion à travers le temps. Sa pratique est davantage orientée vers la visualisation et la dévotion.

Comme le monde des affaires le sait, la spiritualité vend bien. Les livres sur le sujet sont disponibles en quantités industrielles : il est difficile de trouver les perles rares. Je crois en avoir déniché deux dernièrement et je tiens bien à vous les partager.

En ce qui concerne le bouddhisme zen, mon coup de cœur est Le doigt et la lune d’Alejandro Jodorowsky, un artiste multidisciplinaire que j’adore. Dans son ouvrage, il nous expose fables et poèmes zens. À la différence de bien des livres de la sorte, celui-ci prend la peine de nous expliquer lesdits fables et poèmes, et ce, avec une voix claire et inspirante. La variété de la sélection rend tout le monde heureux et, pour avoir lu quelques ouvrages similaires par le passé, je peux avancer que Jodorowsky s’y prend avec brio. Je vous conseille d’ailleurs sa biographie La danse de la réalité, très inspirante, qui évoque d’ailleurs ses années où il a étudié le zen aux États-Unis.

En ce qui concerne le bouddhisme en soi, le livre qui a changé ma manière de percevoir le monde s’appelle Les cinq énergies de la sagesse et il est écrit par Irini Rockewell. Lorsque l’on commence à étudier le bouddhisme, on se rend compte que ses déclinaisons sont nombreuses. Ici, ce qui se démarque, c’est que l’on ajoute à la philosophie bouddhique l’idée qu’il y a cinq énergies distinctes qui animent le monde et les individus. La balance de ces énergies – à travers notre mandala intérieur et extérieur – nous permet d’appréhender qui nous sommes et qui les autres sont. Bien que d’apparence assez ésotérique et naïve, l’affaire est extrêmement convaincante. Les énergies ont des portraits complexes qui semblent en effet permettre de saisir le large schème des comportements humains et il est vrai que ma réflexion sur le sujet m’aura aidé à comprendre davantage qui je suis.

Évidemment, je ne vous partage pas cette promenade pour vous convertir au bouddhisme : moi-même, je ne me considère pas bouddhiste. En effet, je vois la spiritualité aujourd’hui comme un buffet à volonté où l’on peut choisir ce en quoi l’on croit en fonction de ce que cela nous apporte. Je crois aussi qu’il est plus agréable de croire en une force invisible plutôt que de se borner dans le rationalisme scientifique — qui n’est qu’un système de croyances, lui aussi, après tout. Une des raisons pourquoi j’ai de la difficulté à m’accoler au bouddhisme est notamment que l’artiste en moi ne veut pas arrêter de désirer — idée clé de la religion —, j’ai l’impression que la douleur lié au désir a si longtemps fait partie de mon expression créative que j’ai de la difficulté à m’en dissocier, mais j’y arrive lentement.

Dans un autre ordre d’idée, je suis tombée dernièrement sur cet article qui tente d’expliquer pourquoi le monde occidental craint l’intelligence artificielle tandis que celui oriental semble inconditionnellement enthousiaste à ce sujet. L’auteur, le Japonais Joi Ito, de ce dernier fait reposer son explication sur la différence intrinsèque entre les religions orientales et celles occidentales. En effet, d’un côté, les religions chrétiennes mettent l’espèce humaine sur un pied d’éstade – le dissociant du reste du monde – et disent que croire en autres choses que Dieu est blasphématoire. Il n’est pas surprenant que l’apparition d’une intelligence supérieure puisse les inquiéter. Étonnamment, certaines sectes chrétiennes s’adaptent à cette réalité en intégrant le transhumanisme dans leur croyance, notamment les mormons (à ce sujet, je vous suggère ce balado). De l’autre côté, le shintoïsme et le bouddhisme prônent que tout a une vie,  tout est égal et interrelié : la plante, l’animal et l’humain ont une valeur similaire. Ainsi, pour eux, un robot est facile à appréhender comme égal plutôt qu’inquiétant, voire bienvenu. Évidemment, d’autres facteurs, comme la culture populaire, influencent nos perceptions sur l’intelligence artificielle, mais il est intéressant de voir comment la religion peut expliquer partiellement cela.

Pour conclure, je risque de reparler de ces sujets sur Apprendre comme du monde prochainement. J’aimerais continuer mon exploration du zen et du bouddhisme à travers certains ouvrages, dont No Mud No Lotus : The Art of Transforming Suffering du célèbre Thích Nhất Hạnh et Buddha’s Brain: The Practical Neuroscience of Happiness, Love & Wisdom de Rick Hanson.

 

Et vous, que pensez-vous des religions orientales? Est-ce que les philosophies de l’Orient vous intéressent? Trouvez-vous l’explication de Joi Ito plausible? Connaissez-vous certains des titres ci-dessus? Faites-moi-le savoir dans les commentaires.

Bilan août : zen, programmation, sortir de sa zone de confort…

Le mois d’août tire à sa fin. Pour garder une trace de mes déambulations intellectuelles, c’est le temps du bilan. Je vous y partage ce que j’ai appris et découvert le mois dernier et ce que je compte étudier dans le mois suivant.

Leçons

L’importance de savoir sortir de sa zone de confort (et surtout de ne pas dépendre de ses habitudes)

Depuis que j’ai quitté l’école, j’ai eu beaucoup de temps pour l’introspection. De cette introspection, je me suis rendue compte que ma santé mentale n’est pas au sommet de sa forme, et ce, depuis longtemps. J’essaie de remédier à cette situation en implémentant des habitudes saines dans ma vie. Boire de l’eau chaude citronnée, méditer, écrire mes morning pages, faire du yoga… Tout cela m’a grandement aidée jusqu’à maintenant. Par contre, quand j’ai dû quitter le confort de ma routine ce mois-ci, j’ai constaté comment j’étais rendue dépendante à ces habitudes pour me sentir bien, comme s’il s’agissait littéralement d’une béquille. Ainsi, j’essaie depuis de conserver ses habitudes de vie, mais d’y mêler un vrai travail sur mes problèmes personnels plutôt que de me cacher dans ma fierté d’être disciplinée.

Le plaisir de ne pas retourner à l’école

C’est le temps de la rentrée. Pour moi, c’est la première fois en 14 ans que cela ne me concerne pas. J’ai bien eu peur de regretter cette décision. Surtout que mes amies de l’université ont organisé un pique-nique avant leur premier cours de la session, pique-nique auquel j’ai décidé de me présenter. Je m’attendais ressentir un déchirement lorsque celles-ci quitteraient pour leur cours et moi, je me dirigerais vers mon appartement. Au contraire, je me suis sentie très heureuse de retourner chez moi après la rencontre. Aujourd’hui, je peux dire que ce que j’apprends de moi-même m’apporte beaucoup plus que ce que j’apprenais jadis.

Découvertes

The Zen Studies Podcast par Domyo Burk

Le logo de ce podcast est un chien assis sur un coussin sur un fond blanc. Une image presque douteuse (et digne de mes créations Photoshop de ma jeunesse). Et pourtant, le balado en question est d’une si grande qualité. Une grande qualité sonore, mais aussi de contenu. L’animatrice, Domyo Burk, est une prêtre zen qui aborde le zen et le bouddhisme avec une rigueur académique et une envie de rendre le tout accessible au commun des mortels. Couvrant l’histoire du bouddhisme, les concepts inhérents à celui-ci et la pratique du zazen, le podcast s’avère une ressource extrêmement riche. J’apprécie aussi ses dharma talks — qui se veulent l’équivalent d’un sermon chrétien — dans la mesure où celle-ci apporte un point de vue extrêmement terre à terre et moderne sur les sagesses anciennes. L’originalité de sa pensée et sa vivacité d’esprit en vaut le détour. Même sans être bouddhiste, on peut y en retirer beaucoup. Si vous cherchez un épisode par où commencer, je vous suggère le dixième intitulé What Is “Zen Practice” Anyway?

Le site Bento.io de Jon Chan

Les ressources pour apprendre à programmer semblent infinies : c’est un avantage de cette discipline, mais c’est aussi un cadeau empoisonné. Le novice ne sait pas par où commencer et quel médium utiliser. Bento.io est une solution à ce problème. Totalement gratuit, ce site établit un parcours d’étude pour l’utilisateur et sélectionne à travers l’immensité du web les meilleurs tutoriels. Avec un système de récompense à base de points, il est facile de vouloir garder le momentum. Avec son interface simple, Bento.io est synonyme d’efficacité pour chaque programmeur en devenir.

This Machine Kills Secrets de Andy Green

Il est drôle de dire que j’ai failli abandonner ce livre au premier chapitre. Dans les faits, je l’ai lu comme on lirait un thriller. This Machine Kills Secrets, que j’avais abordé dans ma critique de The People’s Plateform de Astra Taylor, dépeint le mouvement des pirates informatiques, du cypherpunk au wikileaker, avec brio. L’auteur, Andy Green, essaie de capturer l’essence dudit mouvement plutôt que de brosser un portrait historique banal et  y réussit avec brio. Il nous y présente des individus anticonformistes inspirants et nous fait découvrir des concepts informatiques de manière accessible et intéressante. Si vous avez aimez le film Snowden, vous aimerez ce livre qui couvre une histoire plus globale du monde du piratage des dernières années sans se concentrer sur une histoire bien particulière, et ce, en gardant un fil directeur d’acier. Décidément, ce titre aura réaffirmé mon envie d’entrer dans le monde de l’informatique. Celui-ci, comme on le réalise dans l’ouvrage, change complètement le fonctionnement du monde tel que l’aura fait l’imprimerie à la Renaissance.

Ce qui est paru sur le blogue

-Bilan de juillet : méthode de travail, savoir perdre, podcasts…

-Comment apprendre à aimer l’histoire

-Réflexions sur la pertinence du terme «autodidacte»

-Une promenade littéraire dans le monde des finances personnelles

Ce qui est prévu pour septembre

Comme je l’ai dit dans cet article, le  travail manuel est important à mes yeux. Je ne veux pas rester dans ma tour d’ivoire de concept abstrait. Mon projet pour me mettre au travail manuel : convertir une van en petit nid douillet habitable à longueur d’année. Acheté en août, on s’est donné, mon copain et moi, le mois de septembre et d’octobre pour la rénovation, car l’on prévoit partir en roadtrip en date du 1er novembre. Suivez-nous sur Instagram sous le pseudonyme CanWeVan.

Aussi, je compte y aller à fond dans la programmation. Depuis ma découverte de Bento.io, je suis beaucoup plus motivée à programmer. En plus, j’ai bientôt fini de couvrir les chapitres sur le HTML et le CSS, chapitres que je considérais essentiels à voir mais qui ne m’intéressaient peu. Comprendre les aspects plus techniques avec des langages comme Javascript titille davantage ma curiosité. Le support de mon ami-programmeur-dans-l’âme, qui vient tout juste de revenir d’Alaska, est aussi game-changing puisqu’il m’encourage vraiment dans mes démarches.

Parallèlement à tout ça, je compte commencer à lire davantage sur la pensée orientale. Dans ma recherche d’équilibre, la spiritualité m’aide beaucoup. Je ne sais pas si je vais déraper dans mes lectures, mais ultimement, j’aimerais saisir davantage la philosophie bouddhiste que celle bien spécifique au zen.

 

Et vous? Quels sont vos moments forts et découvertes du mois d’août? Est-ce que septembre rime avec rentrée scolaire de votre côté? Faites-moi-le savoir dans les commentaires.