Apprendre à travers la méditation

À force d’écouter des podcasts, j’ai constaté que la méditation devenait une pratique de plus en plus commune chez les artistes et entrepreneurs en tout genre.

Ça a commencé comme ça. Je me suis mise à la méditation sans m’attendre à grand-chose.

Au début, des méditations guidées telles que celle de Boho Beautiful ou de Late Blooming Light Worker qui sont centrées sur le rééquilibre des chakras m’ont apporté beaucoup de bien-être. Je me sentais intimidée par le silence, par l’action de méditer seule, immobile quand j’ai commencé.

D’une certaine façon, je me sens encore intimidée par cette pratique. Parfois, m’imaginer devoir rester complètement immobile pendant 20 minutes m’angoisse.  Pour remédier à cette situation, souvent, je vais enchaîner deux séances de 10 minutes. Parfois, je vais en rajouter une troisième, parce qu’une fois dans la zone, je me sens bien.

 

Je suis une personne qui a toujours voulu être productive. Jouer à des jeux vidéos ou regarder des séries télévisées m’apporte plus de culpabilité que de plaisir. Ainsi, je m’étonne encore de me voir maintenant passer la plupart de mes temps libres à simplement observer ma respiration.

Par le passé, j’étais si fière d’avoir toujours un livre sous le nez. Des romans, je suis passée à la non-fiction et ma fierté intérieure n’en était que plus grande : après tous, j’étais une personne intellectuelle et engagée avec tous ces essais sur le monde des possibles dans la tête. Aujourd’hui, j’essaie de consommer tout plus lentement. Livres y compris.

Il ne faut pas se méprendre : j’aime encore les livres, oui, je les aime d’amour. D’ailleurs, je viens de découvrir le monde de la permaculture et je suis émerveillée par tous les livres qui existent sur le sujet. C’est que j’ai compris, à force d’explorer tous les genres, tous les médiums, que la curiosité peut parfois nous faire à la fois du bien et du mal. À vouloir tout apprendre, on se perd.

J’ai toujours privilégié la pluridisciplinarité et une partie de moi a encore envie de toucher un peu à tout plutôt que de me spécialiser. Cependant, la question n’est pas de se spécialiser ou de ne pas se spécialiser.  Le problème qui fait surface prend la forme de plusieurs questions. Qui suis-je ? Qu’est-ce que je veux faire de ma vie ? Quel est mon bagage personnel, ici et maintenant ? L’on a tendance à se distraire de l’essentiel.

 

À travers la méditation, je me suis tournée vers l’intérieur. J’ai commencé à observer tout ce que j’ai absorbé par le passé à coup de lectures, de rencontres, de blessures. J’ai commencé à arrêter de chercher ailleurs des réponses que je devais trouver à l’intérieur.

En effet, même si telle philosophie est l’une des plus intéressantes du monde, même si le parcours de tel individu est des plus inspirants, l’on ne peut vivre des théories ou la vie des autres. L’on ne peut croire que quelque part dans un livre est tracé le chemin que l’on doit suivre, car nous sommes tous des personnes totalement uniques.

À travers la méditation, j’ai redécouvert la peur quand j’ai découvert que j’étais perdue. J’ai découvert pour la première fois que je m’en voulais de ne pas savoir dans quelle direction aligner ma vie et j’ai décidé de commencer un long travail de compassion. Compassion envers moi-même, envers la personne que le passé a forgée.

J’ai décidé d’accepter cette personne à part entière, tout en la laissant derrière. Nous avons tous un potentiel immense derrière nos fardeaux, qui sont parfois imaginaires. Nous ne devons pas avoir peur du présent ou du futur, ni même du passé.

Évidemment, il faut travailler dur pour y arriver. Il faut passer beaucoup de temps à ne pas y arriver totalement avant de sentir vraiment libre de toutes les chaines que nous avons mises à notre esprit, à notre cœur. Oui, il faut beaucoup de temps pour accepter que, même dans la paix, la confusion continuera d’exister.

Lentement, mais sûrement, on verra avec clarté les leçons que nous aurions dû apprendre et nous les appliquerons alors à nos vies.

Je suis certaine que, un beau jour,  nous aurons le courage d’accepter que nous sommes les meilleurs professeurs que nous pourrions avoir.

Comment trouver le courage de quitter l’université

C’est la rentrée. J’entends tellement de gens s’en plaindre. Et je trouve cela curieux. Si vous vous plaignez du retour à l’école avant même que cela commence, pourquoi vous entêtez-vous à y aller? Pour les gens qui rêvent de devenir médecins ou avocats – en gros, pour les gens qui ont besoin d’une certification pour travailler -, oublier mon questionnement. Pour les autres, j’attends vos réponses.

Je profite de ce moment de rentrée pour vous partager des petites astuces pour réussir à trouver le courage nécessaire pour quitter l’université. Car, oui, vous avez encore le temps d’annuler tous vos cours et de vous éviter la montagne de stress et de dettes que cela implique.

 

1 – Parler à ses amis ouverts d’esprits, prêts à vous supporter dans vos démarches et prêts à réfléchir avec vous de toutes les options

(Ou encore à l’humble blogueuse que je suis, si vous voulez-bien).

Voici une liste de questions à se poser lors de ces discussions ou bien en solitaire :
-Est-ce que ce programme est vraiment pour moi?
-Est-ce que les sujets abordés m’intéressent vraiment?
-Est-ce que la carrière correspondant au diplôme convient à mon mode de vie?
-Y a-t-il un emploi garanti à la fin de ma scolarité?
-Pourquoi est-ce que j’étudie dans ce programme?
-Suis-je prêt mentalement pour la charge de travail lié à mon programme d’étude?

D’ailleurs, petit truc : pour son entourage plus fermé d’esprit, dire que l’on considère l’option année sabbatique semble bien moins hérétique. On peut se rassurer soi-même en prônant la session off tout en gardant à l’esprit qu’il est possible que ce soit plus qu’une session off au final.

2 – Trouver l’inspiration et le support dans des sources extérieures

Il est rassurant de voir que nombre d’individus ont quitté les bancs d’école et ont réussi à trouver le succès. C’est aussi rassurant de voir qu’il existe une communauté ayant des pensées et expériences similaires aux nôtres pour nous supporter dans nos décisions (car quitter l’école est décidément une grande décision). Il est aussi intéressant de découvrir les alternatives au parcours traditionnel : l’unschooling, les apprenticeship, etc. Ma recommandation par excellence : le balado School Sucks Project. Dernièrement, le podcast Sucessful Dropout fait également beaucoup parler de lui et sa communauté semble très accueillante.

3 – Commencer un nouveau projet (qui implique possiblement d’apprendre par soi-même)

Pour plusieurs, le projet peut être de voyager. Pour d’autres, ce serait peut-être de commencer un startup, une boutique Etsy. Ou bien écrire un roman, un blogue, des haïkus. Se remettre à la peinture. Qu’importe. L’idée est de se tenir occupé (mais à la fois de ne rien faire de temps, pour contrebalancer l’état d’urgence dans lequel on a vécu si longtemps), de profiter du temps libre pour faire tout ce que l’on a jamais le temps de faire. Si le projet implique d’apprendre une nouvelle compétence, alors c’est l’occasion parfaite de se prouver que l’on peut apprendre par soi-même. L’on peut, ultimement, à travers ce projet, découvrir comment l’on peut se sentir épanoui à travers nos accomplissements non académiques.

4 – Ne surtout pas mettre son cerveau à off

L’important, c’est de ne pas cesser d’être critique tout simplement parce que la société vous a inculqué que l’université est primordiale. Même si vous ne quittez pas l’université aujourd’hui, comme ça, sur un coup de tête, restez alerte. Observer comment vous vous sentez tout au long de la session, requestionner l’orientation de vos cours, les horaires qui vous conviennent le mieux. Ce n’est pas parce que tout le monde autour de vous banalise le stress et le manque de temps que vous devez également le faire. Ce n’est pas non plus parce que ça fait 4 sessions que vous êtes dans le même programme que vous devez accepter ledit programme : il n’est pas trop tard pour changer ou quitter.

 

Sur ces derniers mots, je souhaite tout de même une bonne rentrée pour ceux à qui cela applique. Qu’importe le parcours choisi, le message que j’essaie de véhiculer ici est qu’il est essentiel de garder en visuel sa santé mentale et de la prioriser. N’hésitez pas à me laisser savoir ce que vous penser de cet article, comment vous vous sentez par rapport au retour à l’école ou bien comment était votre départ desdits bancs d’école.

Bilan août : zen, programmation, sortir de sa zone de confort…

Le mois d’août tire à sa fin. Pour garder une trace de mes déambulations intellectuelles, c’est le temps du bilan. Je vous y partage ce que j’ai appris et découvert le mois dernier et ce que je compte étudier dans le mois suivant.

Leçons

L’importance de savoir sortir de sa zone de confort (et surtout de ne pas dépendre de ses habitudes)

Depuis que j’ai quitté l’école, j’ai eu beaucoup de temps pour l’introspection. De cette introspection, je me suis rendue compte que ma santé mentale n’est pas au sommet de sa forme, et ce, depuis longtemps. J’essaie de remédier à cette situation en implémentant des habitudes saines dans ma vie. Boire de l’eau chaude citronnée, méditer, écrire mes morning pages, faire du yoga… Tout cela m’a grandement aidée jusqu’à maintenant. Par contre, quand j’ai dû quitter le confort de ma routine ce mois-ci, j’ai constaté comment j’étais rendue dépendante à ces habitudes pour me sentir bien, comme s’il s’agissait littéralement d’une béquille. Ainsi, j’essaie depuis de conserver ses habitudes de vie, mais d’y mêler un vrai travail sur mes problèmes personnels plutôt que de me cacher dans ma fierté d’être disciplinée.

Le plaisir de ne pas retourner à l’école

C’est le temps de la rentrée. Pour moi, c’est la première fois en 14 ans que cela ne me concerne pas. J’ai bien eu peur de regretter cette décision. Surtout que mes amies de l’université ont organisé un pique-nique avant leur premier cours de la session, pique-nique auquel j’ai décidé de me présenter. Je m’attendais ressentir un déchirement lorsque celles-ci quitteraient pour leur cours et moi, je me dirigerais vers mon appartement. Au contraire, je me suis sentie très heureuse de retourner chez moi après la rencontre. Aujourd’hui, je peux dire que ce que j’apprends de moi-même m’apporte beaucoup plus que ce que j’apprenais jadis.

Découvertes

The Zen Studies Podcast par Domyo Burk

Le logo de ce podcast est un chien assis sur un coussin sur un fond blanc. Une image presque douteuse (et digne de mes créations Photoshop de ma jeunesse). Et pourtant, le balado en question est d’une si grande qualité. Une grande qualité sonore, mais aussi de contenu. L’animatrice, Domyo Burk, est une prêtre zen qui aborde le zen et le bouddhisme avec une rigueur académique et une envie de rendre le tout accessible au commun des mortels. Couvrant l’histoire du bouddhisme, les concepts inhérents à celui-ci et la pratique du zazen, le podcast s’avère une ressource extrêmement riche. J’apprécie aussi ses dharma talks — qui se veulent l’équivalent d’un sermon chrétien — dans la mesure où celle-ci apporte un point de vue extrêmement terre à terre et moderne sur les sagesses anciennes. L’originalité de sa pensée et sa vivacité d’esprit en vaut le détour. Même sans être bouddhiste, on peut y en retirer beaucoup. Si vous cherchez un épisode par où commencer, je vous suggère le dixième intitulé What Is “Zen Practice” Anyway?

Le site Bento.io de Jon Chan

Les ressources pour apprendre à programmer semblent infinies : c’est un avantage de cette discipline, mais c’est aussi un cadeau empoisonné. Le novice ne sait pas par où commencer et quel médium utiliser. Bento.io est une solution à ce problème. Totalement gratuit, ce site établit un parcours d’étude pour l’utilisateur et sélectionne à travers l’immensité du web les meilleurs tutoriels. Avec un système de récompense à base de points, il est facile de vouloir garder le momentum. Avec son interface simple, Bento.io est synonyme d’efficacité pour chaque programmeur en devenir.

This Machine Kills Secrets de Andy Green

Il est drôle de dire que j’ai failli abandonner ce livre au premier chapitre. Dans les faits, je l’ai lu comme on lirait un thriller. This Machine Kills Secrets, que j’avais abordé dans ma critique de The People’s Plateform de Astra Taylor, dépeint le mouvement des pirates informatiques, du cypherpunk au wikileaker, avec brio. L’auteur, Andy Green, essaie de capturer l’essence dudit mouvement plutôt que de brosser un portrait historique banal et  y réussit avec brio. Il nous y présente des individus anticonformistes inspirants et nous fait découvrir des concepts informatiques de manière accessible et intéressante. Si vous avez aimez le film Snowden, vous aimerez ce livre qui couvre une histoire plus globale du monde du piratage des dernières années sans se concentrer sur une histoire bien particulière, et ce, en gardant un fil directeur d’acier. Décidément, ce titre aura réaffirmé mon envie d’entrer dans le monde de l’informatique. Celui-ci, comme on le réalise dans l’ouvrage, change complètement le fonctionnement du monde tel que l’aura fait l’imprimerie à la Renaissance.

Ce qui est paru sur le blogue

-Bilan de juillet : méthode de travail, savoir perdre, podcasts…

-Comment apprendre à aimer l’histoire

-Réflexions sur la pertinence du terme «autodidacte»

-Une promenade littéraire dans le monde des finances personnelles

Ce qui est prévu pour septembre

Comme je l’ai dit dans cet article, le  travail manuel est important à mes yeux. Je ne veux pas rester dans ma tour d’ivoire de concept abstrait. Mon projet pour me mettre au travail manuel : convertir une van en petit nid douillet habitable à longueur d’année. Acheté en août, on s’est donné, mon copain et moi, le mois de septembre et d’octobre pour la rénovation, car l’on prévoit partir en roadtrip en date du 1er novembre. Suivez-nous sur Instagram sous le pseudonyme CanWeVan.

Aussi, je compte y aller à fond dans la programmation. Depuis ma découverte de Bento.io, je suis beaucoup plus motivée à programmer. En plus, j’ai bientôt fini de couvrir les chapitres sur le HTML et le CSS, chapitres que je considérais essentiels à voir mais qui ne m’intéressaient peu. Comprendre les aspects plus techniques avec des langages comme Javascript titille davantage ma curiosité. Le support de mon ami-programmeur-dans-l’âme, qui vient tout juste de revenir d’Alaska, est aussi game-changing puisqu’il m’encourage vraiment dans mes démarches.

Parallèlement à tout ça, je compte commencer à lire davantage sur la pensée orientale. Dans ma recherche d’équilibre, la spiritualité m’aide beaucoup. Je ne sais pas si je vais déraper dans mes lectures, mais ultimement, j’aimerais saisir davantage la philosophie bouddhiste que celle bien spécifique au zen.

 

Et vous? Quels sont vos moments forts et découvertes du mois d’août? Est-ce que septembre rime avec rentrée scolaire de votre côté? Faites-moi-le savoir dans les commentaires.