Apprendre à travers la méditation

À force d’écouter des podcasts, j’ai constaté que la méditation devenait une pratique de plus en plus commune chez les artistes et entrepreneurs en tout genre.

Ça a commencé comme ça. Je me suis mise à la méditation sans m’attendre à grand-chose.

Au début, des méditations guidées telles que celle de Boho Beautiful ou de Late Blooming Light Worker qui sont centrées sur le rééquilibre des chakras m’ont apporté beaucoup de bien-être. Je me sentais intimidée par le silence, par l’action de méditer seule, immobile quand j’ai commencé.

D’une certaine façon, je me sens encore intimidée par cette pratique. Parfois, m’imaginer devoir rester complètement immobile pendant 20 minutes m’angoisse.  Pour remédier à cette situation, souvent, je vais enchaîner deux séances de 10 minutes. Parfois, je vais en rajouter une troisième, parce qu’une fois dans la zone, je me sens bien.

 

Je suis une personne qui a toujours voulu être productive. Jouer à des jeux vidéos ou regarder des séries télévisées m’apporte plus de culpabilité que de plaisir. Ainsi, je m’étonne encore de me voir maintenant passer la plupart de mes temps libres à simplement observer ma respiration.

Par le passé, j’étais si fière d’avoir toujours un livre sous le nez. Des romans, je suis passée à la non-fiction et ma fierté intérieure n’en était que plus grande : après tous, j’étais une personne intellectuelle et engagée avec tous ces essais sur le monde des possibles dans la tête. Aujourd’hui, j’essaie de consommer tout plus lentement. Livres y compris.

Il ne faut pas se méprendre : j’aime encore les livres, oui, je les aime d’amour. D’ailleurs, je viens de découvrir le monde de la permaculture et je suis émerveillée par tous les livres qui existent sur le sujet. C’est que j’ai compris, à force d’explorer tous les genres, tous les médiums, que la curiosité peut parfois nous faire à la fois du bien et du mal. À vouloir tout apprendre, on se perd.

J’ai toujours privilégié la pluridisciplinarité et une partie de moi a encore envie de toucher un peu à tout plutôt que de me spécialiser. Cependant, la question n’est pas de se spécialiser ou de ne pas se spécialiser.  Le problème qui fait surface prend la forme de plusieurs questions. Qui suis-je ? Qu’est-ce que je veux faire de ma vie ? Quel est mon bagage personnel, ici et maintenant ? L’on a tendance à se distraire de l’essentiel.

 

À travers la méditation, je me suis tournée vers l’intérieur. J’ai commencé à observer tout ce que j’ai absorbé par le passé à coup de lectures, de rencontres, de blessures. J’ai commencé à arrêter de chercher ailleurs des réponses que je devais trouver à l’intérieur.

En effet, même si telle philosophie est l’une des plus intéressantes du monde, même si le parcours de tel individu est des plus inspirants, l’on ne peut vivre des théories ou la vie des autres. L’on ne peut croire que quelque part dans un livre est tracé le chemin que l’on doit suivre, car nous sommes tous des personnes totalement uniques.

À travers la méditation, j’ai redécouvert la peur quand j’ai découvert que j’étais perdue. J’ai découvert pour la première fois que je m’en voulais de ne pas savoir dans quelle direction aligner ma vie et j’ai décidé de commencer un long travail de compassion. Compassion envers moi-même, envers la personne que le passé a forgée.

J’ai décidé d’accepter cette personne à part entière, tout en la laissant derrière. Nous avons tous un potentiel immense derrière nos fardeaux, qui sont parfois imaginaires. Nous ne devons pas avoir peur du présent ou du futur, ni même du passé.

Évidemment, il faut travailler dur pour y arriver. Il faut passer beaucoup de temps à ne pas y arriver totalement avant de sentir vraiment libre de toutes les chaines que nous avons mises à notre esprit, à notre cœur. Oui, il faut beaucoup de temps pour accepter que, même dans la paix, la confusion continuera d’exister.

Lentement, mais sûrement, on verra avec clarté les leçons que nous aurions dû apprendre et nous les appliquerons alors à nos vies.

Je suis certaine que, un beau jour,  nous aurons le courage d’accepter que nous sommes les meilleurs professeurs que nous pourrions avoir.

Réflexions sur la science-fiction

Voyager.
Je n’en pouvais plus de la ville.

Aujourd’hui, je m’en ennuie. Pas pour la ville en soi. Je m’ennuie de la ville pour mon appartement, c’est-à-dire un endroit chaud pour lire tranquillement.

Du fin fond de mon hiver canadien, j’ai découvert des paysages magnifiques. J’ai aussi découvert le désert, celui de Nnedi Okorafor, auteure nigérienne.

Même si je rêve de m’enfuir dans la forêt depuis toujours, je n’ai pas pu arrêter de penser à la société que je quittais temporairement. Depuis toute jeune, je rêve de changer le monde. Malgré moi, ce détour dans la nature aura enclenché quelque chose dans ma tête qui m’aura poussée à réfléchir constamment à la technologie et aux futurs possibles.

Le roman de Nnedi Okorafor, Qui a peur de la mort?, que j’avais sous la main a certainement joué un rôle dans cela. En effet, l’oeuvre de science-fiction aura ranimé ma faim pour le genre. Loin de proposer des visions du futur qui font rêver,  Okorafor propose dans son livre un paysage africain dans un temps éloigné (après l’extinction des tigres, apprend-on, et après l’abandon de la technologie) rempli de magie et de traditions. Ainsi, se rencontraient la culture d’une Afrique imaginaire et les futurs possibles. Avec ce livre, j’ai eu l’impression de voyager dans l’espace et dans le temps avec des personnages forts et attachants. Un voyage à l’intérieur même de mon voyage donc.

Je lis énormément beaucoup, et ce, depuis toute jeune. J’ai un peu perdu foi en la fiction ces dernières années – préférant livres des essais et des biographies – , mais me voilà qui la retrouve. Je suis désormais convaincue que la littérature, spécialement le genre qu’incarne la science-fiction, est essentielle pour envisager l’avenir. Le point que j’avance n’est pas nouveau : les voix se font de plus entendre sur la toile à ce sujet. Qui plus est, le fait que le pouvoir politique se contente normalement de lister les problèmes plutôt que de les régler avec audace ne fait que renforcer cette idée.

La science-fiction, comme on le sait tout, est rempli de sous-genres. Bien que la diversité est une richesse en soi, il y a un type d’oeuvres bien préci dont nous avons besoin et il s’agit de l’ambitopie. J’emprunte ici le terme à Redfern Jon Barrett.

Les dystopies, quoique divertissantes et de plus en plus nombreuses sur les étagères, ne sont pas le genre d’oeuvre que j’ai en tête lorsque je dis que dis que nous avons besoin de la littérature en ces temps cruciaux. En effet, nous avons besoin de rêver le futur pour garder espoir : les dystopies ne font que contribuer au pessimisme ambiant.

Les utopies ne sont pas nécessairement à privilégier non plus car, par définition, elles n’apportent pas un cadre fertile au récit. En effet, puisqu’il s’agit d’un lieu où tout est parfait, il n’y a pas de place pour des situations conflictuelles qui permmetraient une progression dans le temps intéressante. D’ailleurs, il n’est pas particulièrement agréable de lire sur des sociétés parfaites lorsque l’on ne vit pas personnellement dans l’une d’elles.

Il faut trouver le juste milieu et il s’avère que ce juste milieu a désormais un nom : l’ambitopie. En résumé, l’ambitopie est un récit où une société tente de devenir une meilleur société. Dans le cadre de la littérature ambitopique, l’on peut voir la dystopie et l’utopie si le coeur de l’auteur y est. La plausibilité du futur est d’autant plus grande si la tentative ne prend pas place après un désastre ou sur une autre planète. Le mouvement solarpunk commence lentement à bâtir une littérature dans cette vague. Étant moi-même passionnée d’écriture et de l’émergent mouvement solarpunk, j’ai (re)commencé à écrire de la science-fiction qui se veut tant bien que mal véhicule pour des pistes de solutions aux problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui.

Tout en noircissant quelques pages, j’ai continué à tergiverser sur la science-fiction. J’en suis venue à une autre conclusion : il s’agit d’un exercice extrêment riche que d’essayer de saisir une culture par sa science-fiction. L’on peut y voir les espoirs et les craintes d’un peuple, ainsi que leur rapport à la science et à la technologie. J’ai un petit dada pour la littérature africaine, mais qui sait ce qui passera en prochain sous mon radar . Je suis plus qu’ouverte aux recommendations évidemment. Ainsi, je compte continuer de voyager à travers le monde (et le temps!) dans les mois qui suivent, mais grâce aux mots uniquement. Bonjour les économies!

Nous avons assez d’intellectuels

Voyez-vous, je suis tombée par hasard sur le livre du maître Osho qui s’intitule Innocence, connaissance, émerveillement. Le titre promet de renouer avec l’enfant curieux que l’on était, que l’on a perdu en grandissant. Je m’attendais donc à une lecture qui fait sourire. Je me suis retrouvée face à une lecture qui m’aura complètement bouleversée.

J’ai toujours été fière d’être une intellectuelle. Ayant été élevé dans la campagne par un père garagiste et une mère fonctionnaire, je ne pourrais pas dire que mon background familial fût la source de mon émerveillement envers le monde des idées. En fait, peut-être un peu. Voulant de manière obsessive me distinguer de mon entourage, je me suis retournée vers celui-ci puisque ce dernier n’intéressait personne.

J’ai toujours été fière d’être une intellectuelle et ma mère ne m’a jamais vraiment blâmé d’avoir des bonnes notes à l’école et de vouloir étudier les arts libéraux. Cependant, elle me rappelait souvent qu’il était primordial que je me trouve un partenaire manuel pour compenser. Les soupirs que j’ai lancés à cette remarque sont nombreux. Et pourtant, je peux dire que je suis sortie avec un homme extrêmement manuel comme elle me l’a conseillé et un homme extrêmement intellectuel comme je le désirais. Ce n’était le bonheur parfait aucun des deux.

J’ai toujours été plus mature que les gens de mon âge. J’ai eu mes moments de buveries comme tout le monde (voire un peu plus souvent que pour la majorité). J’ai dansé, couché à droite et à gauche et j’en ai tiré beaucoup de plaisir. Cependant, aujourd’hui, ma définition d’une soirée parfaite ressemble à cela : un souper tranquille entre amis où l’on discute de grandes idées et de développement personnel en buvant du thé. Et j’ai 20 ans. Est-ce que je vends ma jeunesse à mon intellectualisme?

Je ne pourrais pas répondre à cette question. Je ne pourrais pas non plus dire si les gens dans une situation similaire à la mienne sont nombreux. Je sais que je ne suis pas seule : mon ami de longue date, Antoine, est décidément dans le même bateau que moi. Ensemble, nous entretenons une quête : celle de connecter avec les intellectuels de Montréal. Nous aimons notre cercle d’ami d’amour, mais l’on n’y trouve pas la vivacité d’esprit et l’ambition des gens qui osent réinventer le futur. Antoine et moi, étant déconnectés du milieu universitaire, peinons, du haut de nos vingt ans, à entrer en contact avec notre inteligencia rêvée.

Aujourd’hui, je requestionne cette quête. Je m’apprête à avancer qu’elle est vaine. Nous n’avons pas besoin d’intellectuels, nous en avons trop. C’est ce qu’Osho me glisse à l’oreille. Ces mots réveillent en moi une étrange sensation : un mélange de compréhension et d’incompréhension. Ces mots goutent la désillusion que j’ai goutée avec l’université.

Quand j’ai quitté l’université, j’étais convaincu que celle-ci ne formait pas correctement les individus qui y entraient. J’ai crié à l’absurdité, à l’hyperspécialisation, à l’aliénation. J’ai cru que devenir un autodidacte était la solution. En effet, en mettant les outils pour apprendre par soi-même entre les mains du peuple, ne le libérons-nous pas du joug de l’oppression? Quand les gens apprendront par eux-mêmes, ne cesseront-ils pas de juger, consommer et polluer? L’information n’est-elle pas l’arme utile dans cette ère?

Apparemment non. Apparemment, il nous faut des gens qui méditent, qui sont amoureux et qui aiment faire les choses pour le plaisir de le faire.

Je croyais que le système d’éducation avait détruit une part de nous, mais je me trompais sur le morceau en question. Je croyais qu’il avait simplement détruit notre curiosité intérieure avec ses examens et ses délimitations, mais en fait, il a détruit notre sens de l’émerveillement et de l’amour.

 

Ainsi, Osho revendique que l’on doit oublier toutes nos connaissances. Il nous demande de faire preuve du courage de Socrate et laisser derrière nous nos savoirs abstraits, car nos savoirs abstraits, au final, sont vides de sens. Osho nous dit que le scientisme à l’extrême nous aveugle : trop concentrés sur le monde extérieur, nous oublions notre monde intérieur. Je crois effectivement que cela est le mal du siècle. Il nous prie d’accepter que certaines choses – surtout celles du monde intérieur, comme la vie, la beauté et l’amour – soient inexplicables. Il nous dit d’apprendre à aimer avant d’apprendre à apprendre. Il nous dit de rester un miroir devant autrui afin de capter purement ce qui est transmis, sans le filtre de nos connaissances qui ne sont en réalité qu’une machine à jugement.

Osho nous dit de ne pas devenir érudits, ni de devenir moines. Il nous dit qu’il faut être un enfant innocent, surpris, émerveillé. Il nous faut plus d’enfants joueurs et moins d’adultes calculateurs. Il nous faut plus de simplicité.

Alors que je rêvais plus jeune de m’entourer de scientifiques et penseurs en tout genre, j’ai lentement vu ce rêve changer. Dernièrement, je me suis retrouvée à concevoir ainsi, mon entourage idéal : une bande d’artisans avec qui l’ont peut parler de tout et n’importe quoi. L’art de créer me semble plus noble que tout.

Tandis que je repense à ma mère et à la dualité intellectuel-manuel, je constate que la relation amoureuse dans lequel je me trouve nous comble toutes deux : mon copain, un futur charpentier, ne s’effraie pas devant ma poésie ou mes grandes idées. Bien qu’il ne comprendra peut-être jamais entièrement mon jargon informatique, il comprend les enjeux qui me tiennent à cœur et consent à y réfléchir lui aussi. Il accepte de vivre selon nos valeurs, plutôt que selon ceux de la société.

Ainsi, je le répète une fois, nous avons assez d’intellectuels. Les connaissances accumulées nous coupent des autres, de soi et de l’émerveillement. Il faut désapprendre pour mieux apprendre. Il faut l’action. Il faut le moment présent.

Apprendre à travers les livres : 7 astuces pour être plus efficace

Vous l’avez peut-être déjà remarqué, mais j’adore lire. Cela fait maintenant la troisième fois que je me fixe l’objectif de lire au moins 50 livres par année et que je réussis. Je crois, par le fait même, avoir développé quelques trucs de lecture que je partage avec vous aujourd’hui.

1 – Lire et relire l’introduction

L’introduction d’un livre synthétise habituellement le but et la structure du livre. La lire attentivement nous permet de voir si le livre contient des informations qui nous intéressent. Elle peut aussi nous guider pour notre prise de note, tout comme elle peut nous donner des pistes pour la compréhension des concepts qui risquent d’être approfondis. Ultimement, pour se rafraichir la mémoire sur un livre et être sûr que l’on a bien compris l’ouvrage, relire l’introduction est un must.

2- Prendre des notes (ou pas)

Je n’ai pas une très bonne mémoire (c’est d’ailleurs une des raisons pourquoi j’écris constamment). Ainsi, quand j’ai cessé de lire des romans pour privilégier la non-fiction, je me suis convaincue qu’il me fallait prendre des notes pour apprendre. C’est effectivement parfois le cas. Cependant, après avoir lu cet article très intéressant sur Medium, j’ai eu une petite illumination. Si prendre des notes fait en sorte que je lis moins de livres (parce que l’action de lire devient moins agréable), cela n’en vaut pas la peine. De toute façon, comme Gonzalo Ziadi l’a écrit :

There’s no need to memorize. Good books will change you.

Évidemment, si vous lisez pour un travail de recherche, la prise de note est plus que pertinente. Si les concepts expliqués sont extrêmement complexes, ce l’est aussi. Cependant, les lectures orientées par la curiosité n’en valent peut-être pas la peine. Peu de gens relisent leurs notes de lecture pour le plaisir.

Dernièrement, ma manière paresseuse de prendre des notes est de prendre en photo les passages que je trouve importants.

3 – Noter des citations

Mais notez les citations! Les citations sont à mon avis une excellente manière de propager la sagesse et les grandes idées avec poésie. Mon professeur de méthodologie au collégial nous a appris a mettre des citations en exergue, c’est-à-dire de mettre une petite phrase tirée d’un ouvrage en tête de nos projets afin d’éclairer le travail que l’on a fait. Cedit professeur gardait donc un catalogue de toutes les citations qu’ils avait aimées classé par ordre de sujet afin de pouvoir trouver facilement laquelle convenait à la pièce qu’il venait d’écrire. Par exemple, lors d’un travail sur le déterminisme en historiographie, j’avais  mis en exergue cette phrase Ionesco :

On ne peut prévoir les choses qu’après qu’elles sont arrivées.

4 – Garder le processus de lecture actif

Que ce soit en cherchant les citations ou les grandes idées, pour retenir l’information, la clé est d’avoir une lecture active. Surligner, annoter dans la marge, prendre la peine de regarder le renvoi, s’arrêter pour rêvasser aux autres œuvres sur le sujet : tout est bon. Pourvu que l’on ne se rende pas compte une fois au bas de la page que nous n’avons aucune idée de quoi ladite page parlait.

5 – Se donner des objectifs

Se donner un objectif par livre est une manière très efficace pour savoir sur quelle information porter son attention. En effet, l’on pourrait lire un livre pour approfondir sa connaissance sur X sujet, alors on se concentrerait sur les aspects du livre qui parle précisément de cela. Ou alors l’on lirait un livre historique pour avoir une vue d’ensemble sur un enjeu, ainsi l’on ne prendrait pas des notes à chaque ligne, se concentrant sur la compréhension à vol d’oiseau. Trouver la thèse de l’auteur est un autre sorte d’objectif, mais il est tout aussi essentiel. En effet, chaque livre est écrit par un humain sensible avec son lot de croyance. Ainsi, être capable de voir la thèse de l’auteur, c’est-à-dire ce qu’il défend dans son livre, nous permet d’être plus critiques et de davantage suivre le fil directeur.

6 – Ne lire que ce qui vous importe

Les livres qui sont ennuyeux à mort ne méritent pas d’être lu au complet. Il y en a trop d’intéressants. Mais lisez juste un autre chapitre du livre ennuyeux, on ne sait jamais quand il peut devenir intéressant…

7 – Faire une rétrospection

Selon moi, il est essentiel de réfléchir sur une lecture une fois qu’elle est terminée. Cela peut se manifester de plusieurs façons, l’on peut essayer de, silencieusement dans notre tête, comparer le livre à un autre œuvre, de questionner ce que l’on a appris, de voir si l’on est d’accord, etc. Pour d’autres, il peut s’agir d’écrire une chronique de blogue, une entrée dans un journal, une note sur un téléphone. Le summum, c’est d’en parler avec quelqu’un d’autre. En effet, les livres sont faits pour être partagés. Avec de la chance, l’on convaincra notre interlocuteur de le lire à son tour ou au contraire on lui épargnera le temps de cette lecture si le livre n’en vaut pas la peine.

 

Voici donc mes quelques trucs pour en tirer davantage de vos lectures. J’espère qu’ils vous seront utiles. Faites-moi savoir dans les commentaires si vous êtes d’accord avec la liste ci-dessus ou si vous avez des astuces à ajouter.

Technique en informatique CVM

Retourner à l’école, mais pas à l’université

En théorie, je retourne à l’école en janvier. Au Cégep du Vieux-Montréal pour un DEC intensif en informatique. Ma demande d’admission est faite, les résultats sont attendus pour le 1er novembre. Je suis excitée. Excitée de retourner au CVM parce que la jeunesse y est belle à voir là-bas. Excitée de retourner dans le monde des sciences. Excitée de trouver des nouvelles critiques à notre système d’éducation aussi, j’imagine. Dans cet article, j’explique pourquoi j’ai pris cette décision. En effet, après avoir quitté l’université parce que je trouvais le tout trop absurde, me voilà de retour dans une institution scolaire moins d’un an après.

Pourquoi l’informatique

-Parce que mes forces correspondent aux critères requis. J’ai un esprit logique. J’aime les mathématiques, je trouve cela relaxant. La manière dont l’informatique rend les mathématiques concrets m’attire. Je suis aussi créative, et aussi surprenant que cela peut paraître pour un non-initié, la programmation est un acte qui peut être extrêmement créatif. Je suis aussi doué dans le domaine de la communication, un atout dans ce milieu où il faut être polyvalent et que bien des gens sont naturellement des introvertis. Je suis aussi extrêmement curieuse, un avantage dans un monde qui évolue constamment.

-Parce que je veux être utile. Mon père est garagiste et il est un garagiste très généreux. L’on peut compter sur lui. Plus jeune, je ne voyais pas tant la valeur dans l’emploi de mon père. Moi, je voulais changer le monde, pas dépanner les gens qui ont des problèmes de moteur. En grandissant, je me suis rendue compte que «changer le monde», c’était bien abstrait. Désormais, je privilégie aider mon entourage et, par la suite, on verra si l’on peut changer le monde. Je ne sais pas réparer une voiture, ni  réparer de la plomberie, ni coudre autre chose qu’un bouton. Mes talents — la poésie, la compréhension de texte, etc. — ne sont pas très utiles à autrui. Pour moi, une connaissance en l’informatique sera une manière d’informer et dépanner mon entourage dans cet aspect de leur vie.

-Parce que l’emploi est versatile. Mon rêve, comme plusieurs aujourd’hui, est d’être une digital nomad. Ou du moins, pouvoir travailler de chez moi pour éviter la perte de temps et d’argent des transports en commun et passer du temps avec mon (futur) chien et mon (futur) chat. Un autre de mes rêves est de travailler sur des projets alignés avec mes valeurs. De nos jours, presque chaque entreprise et organisme ont besoin de support informatique, ce qui me laisse croire que j’arriverai à accomplir ce rêve. Au moins, cela me promet aussi une possibilité de changement si l’ennui me prend.

-Parce que le domaine ne peut que prendre de l’importance dans le futur. En effet, l’automatisation risque de supprimer nombre d’emplois dans les années qui suivent. Quoique je considère qu’une réflexion sur l’emploi est essentielle (et pourtant si tue) puisque ce n’est pas tout un chacun qui peut devenir programmateur et contrôler les robots du futur, je pense que me diriger dans cette voie puisqu’elle me convient est une décision intelligente.

Pourquoi une technique

-Parce que la technique coûte extrêmement moins cher. 160$ par session (et je n’en ai que trois à faire, dans mon parcours intensif) est décidément plus économe que l’approximatif 3000$ par session étalé sur 3 ans. Qui plus est, une étude du comité sectoriel sur le logiciel libre a étudié les demandes d’emploi liées aux technologies de l’information. Près de la moitié des emplois dans le secteur ne demandait pas un BAC, il demandait tout au moins une technique ou des expériences pertinentes.

-Parce que j’aime l’environnement collégial. Les classes sont habituellement plus petites. La charge de travail, plus raisonnable en général. Les enseignants souvent plus proches de leurs élèves, ce qui est un atout, car le réseautage est extrêmement important aujourd’hui.

-Parce que c’est le portfolio qui permet de se démarquer. Bien que je n’ai pas encore commencé ledit programme, j’ai tout de même la conviction profonde que je risque d’avoir plus de temps libre que si j’étais à l’université. Ainsi, j’aurais le temps de travailler à mes propres projets : que ce soit de travailler sur un site web, une nouvelle application ou un logiciel libre qui me tient à cœur.

Pourquoi ne pas apprendre totalement par moi-même

-Parce que j’ai beau être disciplinée, je suis trop curieuse. Je n’arrive pas à me concentrer sur un seul domaine.

-Parce que je n’ai pas de contact dans le milieu.

-Parce que je crois que, vu l’immensité du champ d’étude, il serait plus efficace de suivre un cursus préétabli plutôt que de chercher ce qui est le plus important à apprendre.

-Parce que je ne suis pas une surdouée (bien que je sache que l’on peut s’autoformer sans nécessairement être un génie dans le domaine).

Avez-vous déjà changé radicalement de parcours scolaire? Comment s’est passé votre expérience? Quel est votre avis sur les DEP et les techniques versus les BAC? Faites-moi-le savoir dans les commentaires.

Bilan août : zen, programmation, sortir de sa zone de confort…

Le mois d’août tire à sa fin. Pour garder une trace de mes déambulations intellectuelles, c’est le temps du bilan. Je vous y partage ce que j’ai appris et découvert le mois dernier et ce que je compte étudier dans le mois suivant.

Leçons

L’importance de savoir sortir de sa zone de confort (et surtout de ne pas dépendre de ses habitudes)

Depuis que j’ai quitté l’école, j’ai eu beaucoup de temps pour l’introspection. De cette introspection, je me suis rendue compte que ma santé mentale n’est pas au sommet de sa forme, et ce, depuis longtemps. J’essaie de remédier à cette situation en implémentant des habitudes saines dans ma vie. Boire de l’eau chaude citronnée, méditer, écrire mes morning pages, faire du yoga… Tout cela m’a grandement aidée jusqu’à maintenant. Par contre, quand j’ai dû quitter le confort de ma routine ce mois-ci, j’ai constaté comment j’étais rendue dépendante à ces habitudes pour me sentir bien, comme s’il s’agissait littéralement d’une béquille. Ainsi, j’essaie depuis de conserver ses habitudes de vie, mais d’y mêler un vrai travail sur mes problèmes personnels plutôt que de me cacher dans ma fierté d’être disciplinée.

Le plaisir de ne pas retourner à l’école

C’est le temps de la rentrée. Pour moi, c’est la première fois en 14 ans que cela ne me concerne pas. J’ai bien eu peur de regretter cette décision. Surtout que mes amies de l’université ont organisé un pique-nique avant leur premier cours de la session, pique-nique auquel j’ai décidé de me présenter. Je m’attendais ressentir un déchirement lorsque celles-ci quitteraient pour leur cours et moi, je me dirigerais vers mon appartement. Au contraire, je me suis sentie très heureuse de retourner chez moi après la rencontre. Aujourd’hui, je peux dire que ce que j’apprends de moi-même m’apporte beaucoup plus que ce que j’apprenais jadis.

Découvertes

The Zen Studies Podcast par Domyo Burk

Le logo de ce podcast est un chien assis sur un coussin sur un fond blanc. Une image presque douteuse (et digne de mes créations Photoshop de ma jeunesse). Et pourtant, le balado en question est d’une si grande qualité. Une grande qualité sonore, mais aussi de contenu. L’animatrice, Domyo Burk, est une prêtre zen qui aborde le zen et le bouddhisme avec une rigueur académique et une envie de rendre le tout accessible au commun des mortels. Couvrant l’histoire du bouddhisme, les concepts inhérents à celui-ci et la pratique du zazen, le podcast s’avère une ressource extrêmement riche. J’apprécie aussi ses dharma talks — qui se veulent l’équivalent d’un sermon chrétien — dans la mesure où celle-ci apporte un point de vue extrêmement terre à terre et moderne sur les sagesses anciennes. L’originalité de sa pensée et sa vivacité d’esprit en vaut le détour. Même sans être bouddhiste, on peut y en retirer beaucoup. Si vous cherchez un épisode par où commencer, je vous suggère le dixième intitulé What Is “Zen Practice” Anyway?

Le site Bento.io de Jon Chan

Les ressources pour apprendre à programmer semblent infinies : c’est un avantage de cette discipline, mais c’est aussi un cadeau empoisonné. Le novice ne sait pas par où commencer et quel médium utiliser. Bento.io est une solution à ce problème. Totalement gratuit, ce site établit un parcours d’étude pour l’utilisateur et sélectionne à travers l’immensité du web les meilleurs tutoriels. Avec un système de récompense à base de points, il est facile de vouloir garder le momentum. Avec son interface simple, Bento.io est synonyme d’efficacité pour chaque programmeur en devenir.

This Machine Kills Secrets de Andy Green

Il est drôle de dire que j’ai failli abandonner ce livre au premier chapitre. Dans les faits, je l’ai lu comme on lirait un thriller. This Machine Kills Secrets, que j’avais abordé dans ma critique de The People’s Plateform de Astra Taylor, dépeint le mouvement des pirates informatiques, du cypherpunk au wikileaker, avec brio. L’auteur, Andy Green, essaie de capturer l’essence dudit mouvement plutôt que de brosser un portrait historique banal et  y réussit avec brio. Il nous y présente des individus anticonformistes inspirants et nous fait découvrir des concepts informatiques de manière accessible et intéressante. Si vous avez aimez le film Snowden, vous aimerez ce livre qui couvre une histoire plus globale du monde du piratage des dernières années sans se concentrer sur une histoire bien particulière, et ce, en gardant un fil directeur d’acier. Décidément, ce titre aura réaffirmé mon envie d’entrer dans le monde de l’informatique. Celui-ci, comme on le réalise dans l’ouvrage, change complètement le fonctionnement du monde tel que l’aura fait l’imprimerie à la Renaissance.

Ce qui est paru sur le blogue

-Bilan de juillet : méthode de travail, savoir perdre, podcasts…

-Comment apprendre à aimer l’histoire

-Réflexions sur la pertinence du terme «autodidacte»

-Une promenade littéraire dans le monde des finances personnelles

Ce qui est prévu pour septembre

Comme je l’ai dit dans cet article, le  travail manuel est important à mes yeux. Je ne veux pas rester dans ma tour d’ivoire de concept abstrait. Mon projet pour me mettre au travail manuel : convertir une van en petit nid douillet habitable à longueur d’année. Acheté en août, on s’est donné, mon copain et moi, le mois de septembre et d’octobre pour la rénovation, car l’on prévoit partir en roadtrip en date du 1er novembre. Suivez-nous sur Instagram sous le pseudonyme CanWeVan.

Aussi, je compte y aller à fond dans la programmation. Depuis ma découverte de Bento.io, je suis beaucoup plus motivée à programmer. En plus, j’ai bientôt fini de couvrir les chapitres sur le HTML et le CSS, chapitres que je considérais essentiels à voir mais qui ne m’intéressaient peu. Comprendre les aspects plus techniques avec des langages comme Javascript titille davantage ma curiosité. Le support de mon ami-programmeur-dans-l’âme, qui vient tout juste de revenir d’Alaska, est aussi game-changing puisqu’il m’encourage vraiment dans mes démarches.

Parallèlement à tout ça, je compte commencer à lire davantage sur la pensée orientale. Dans ma recherche d’équilibre, la spiritualité m’aide beaucoup. Je ne sais pas si je vais déraper dans mes lectures, mais ultimement, j’aimerais saisir davantage la philosophie bouddhiste que celle bien spécifique au zen.

 

Et vous? Quels sont vos moments forts et découvertes du mois d’août? Est-ce que septembre rime avec rentrée scolaire de votre côté? Faites-moi-le savoir dans les commentaires.

Une promenade littéraire dans le monde des finances personnelles

Comme je l’ai mentionné dans mon bilan de juillet, je prévoyais en apprendre davantage sur le domaine des finances personnelles en août. Mon médium de prédilection pour en apprendre sur le sujet? Les livres, bien évidemment.

Je n’avais pas envie de faire une critique littéraire de chacun des livres que j’ai lus. Surtout que ma «promenade» n’est pas terminée encore, ma curiosité sur le sujet n’est pas encore tarie. En fait, on peut en quelque sorte dire que mon «objectif» par rapport aux finances personnelles n’est pas encore atteint.

Avant de parler d’objectif, parlons d’où mon intérêt est venu. Depuis bien longtemps, j’ai la conviction que l’on ne peut dissocier l’économie à la politique, à l’environnement, au mode de vie, etc. Ainsi, je crois depuis presque toujours que ma compréhension de ce sujet est primordiale. Néanmoins, comme plusieurs, je n’ai pas un intérêt personnel naturel : le monde des finances me semble chaotique et extrêmement complexe. C’est en réussissant à orienter mon apprentissage vers un objectif personnel que j’ai réussi à m’y mettre.

 

Your Money or You Life de Vicki Robin et Joe Domingez

Tout cela a commencé lorsque j’ai décidé d’acquérir le livre Your Money or Your Life de Vicki Robin. Ce livre a tout simplement changé complètement ma vision du monde. Your Money or Your Life est un guide pratique pour atteindre l’indépendance financière. Qu’est-ce que l’indépendance financière? C’est de ne plus avoir besoin de travailler pour l’argent. C’est aussi savoir combien d’argent est assez pour soi afin de pouvoir vivre une vie que l’on aime, maintenant et demain.

Les trois piliers de la méthode à Robin sont la frugalité, la simplicité et l’autosuffisance, des idées qui ont beaucoup résonné avec moi et ma manière d’être. Dans son ouvrage, elle nous permet aussi de repenser notre vision du travail et de l’argent. Pour elle, l’on échange rien de moins que son énergie vitale contre de l’argent. Ainsi, elle nous invite à repenser nos dépenses en termes d’heures nécessaires de travail. Elle nous permet aussi d’ouvrir les yeux sur notre salaire horaire : avec le transport, les collations pendant les pauses, l’habillement nécessaire, souvent, l’on ne gagne pas autant qu’on le croit.

Bref, pour la jeune femme que je suis qui enchaine les emplois absurdes et qui sait que sa passion (la poésie) ne peut pas réellement devenir une carrière stable, la vision de Robin a été révélatrice. En effet, il n’est pas obligatoire de passer toute sa vie sur le marché du travail. Par le fait même, il n’est pas nécessaire d’aimer son métier d’amour : ce n’est que l’intermédiaire à travers lequel on obtient l’argent. Ensuite, une fois financièrement indépendants, si l’on veut «travailler»  à des projets qui nous tiennent à cœur mais qui ne sont pas rentables, nous sommes bien libres de le faire.

Concrètement, pour atteindre le stade de l’indépendance financière, il faut simplement que nos revenus passifs dépassent nos dépenses. Bien que cela semble difficile à atteindre, Your Money or Your Life recèle d’exemples qui nous en prouve la possibilité. Et je compte bien m’y essayer. C’est pourquoi je suis à fond dans les finances personnelles.

 

The Investor’s Manifesto de William J. Berstein

Obligatoirement, il est question d’investissement.  Ce qui est conseillé est d’investir dans des fonds communs de placement, ceux de Vanguard notamment. Cependant, j’ai ce besoin d’en savoir plus sur le sujet avant de m’y mettre. J’avais mentionné vouloir lire The Four Pillars of Investment de William J. Berstein, mais j’ai opté pour The Investor’s Manifesto du même auteur, qui se veut une version actualisée du livre précédent.

Tout d’abord, j’aimerais dire que ce livre m’a étonnamment surprise et que je crois que toute personne s’intéressant  un minimum au monde des investissements devrait le lire. Son vocabulaire est très compréhensible  (lorsque le jargon est trop économique, Berstein prend la peine de nous le «traduire en anglais»). Les sujets sont variés : on parle mathématique, histoire et psychologie par exemple. La structure du livre est également très propice à l’apprentissage. Des sous-titres explicites avec des synthèses en fin de section permettent de s’assurer de notre compréhension des concepts.

Ce qu’on tire d’une telle lecture est une meilleure compréhension de l’action même d’investir, mais aussi une lucidité par rapport à l’affaire. En effet, Berstein nous donne trois avertissements. Premièrement, nous ne sommes pas si braves : peu de gens ont la force mentale pour supporter les grands risques qui vont avec les grands revenus. Deuxièmement, les maisons ne garantissent pas la retraite, l’immobilier comporte lui aussi des risques. Troisièmement, pour investir, il faut épargner de l’argent avant tout.

Bref, Bernstein insiste dans son livre sur l’instabilité du monde des finances et, par le fait même, il ressasse souvent le thème des risques. Néanmoins, je crois que le sentiment de répétition dans ces propos en vaut le coup : c’est effectivement une leçon qui doit être intériorisée complètement.

En somme, le livre, comme il a été mentionné plus tôt, couvre beaucoup de sujets. Seul un chapitre concerne a proprement dit comment bâtir un portfolio, mais cela est bien assez à mon avis. Cependant, je considère que cette lecture se doit d’être complémentée en fonction des intérêts. Par exemple, je lis actuellement Investing For Change : Profit From Responsible Investment de Augustin Lander et Vinay B. Nair et je compte poursuivre avec Common Sense on Mutual Funds de John C. Bogle.

 

You Are a Badass at Making Money de Jen Sincero

Comme Paula Pant de Afford Anything le propose, plutôt que de se concentrer sur l’idée de diminuer le plus possible nos dépenses pour atteindre l’indépendance financière, on peut essayer de faire plus d’argent. Pour elle, sa méthode aura été d’investir dans l’immobilier. J’aimerais également investir dans l’immobilier un jour, mais mes moyens financiers sont trop limités aujourd’hui. Toutefois, je vais lire bien des livres sur le sujet pour être prête au jour J.

Une autre optique qui s’offre à moi – et aux jeunes adultes en général -, c’est d’être entrepreneur. Avec You Are a Badass at Making Money de Jen Sincero, j’ai été catapulté dans un monde où l’attitude est la clé. Si je crois assez fort pouvoir faire plus d’argent et que j’ai la volonté pour le faire, pourquoi n’y arriverais-je pas? Comme le propose le livre The Millionaire Next Door qui présente le portrait d’individus «banals» qui sont devenus riches, je suis convaincue que le succès financier est accessible.

J’entends déjà les «mais, il faut avoir ça dans le sang pour se lancer dans le monde du business». L’histoire de Sincero, qui a longtemps été sans un sou à vivre dans un garage et qui est maintenue riche et connue à travers le monde, montre que tout est possible (ça et tous les autres témoignages dans son ouvrage).

Avec l’accent qu’elle met sur l’importance des pensées positives et de la loi de l’attraction, on pourrait même croire que cela est simple. Évidemment, son You Are a Badass at Making Money n’est pas une science pure : ce n’est pas le titre à choisir si l’on cherche des conseils concrets. Par contre, si l’on a besoin de repenser sa relation avec l’argent ou si l’on a besoin d’inspiration, alors c’est le choix parfait. Ce livre m’évoque notamment le succès Big Magic de Elizabeth Gilbert.

Si j’ai un «conseil concret» à retenir de ces quelque deux cents pages, c’est le potentiel d’un mentor. En effet, l’écrivaine met l’accent sur comment le coaching l’a aidée à faire fleurir son entreprise. Même si le mentorat peut être couteux, elle m’aura convaincue de l’utilité d’une telle dépense.

Donc, à défaut de m’orienter vers une direction bien précise, cette lecture m’aura donné un regain d’intérêt pour l’entrepreunariat. Bien que je ne me considère pas intrinsèquement entrepreneuriale, je crois que notre siècle rend l’affaire extrêmement accessible et que je n’ai rien à perdre de lire sur le sujet. Par exemple, j’ai emprunté Digital Branding de Daniel Rowles à la bibliothèque. Bien qu’abandonné à mi-chemin (le contenu était trop orienté vers les entreprises déjà établies – ce qui n’est décidément pas mon cas), j’ai pu saisir l’importante de l’expérience de l’utilisateur dans le marketing. Dans le futur, je risque peut-être de cibler des cours en ligne de personnal branding sur des réseaux sociaux spécifiques plutôt que des guides généraux comme celui-ci.

 

Que dîtes-vous de ce format? Préférez-vous les bonnes vieilles critiques littéraires? Au contraire, vous voulez que l’on poursuive cette «promenade»? Faites-moi-le savoir dans les commentaires et n’hésitez pas à me conseiller d’autres livres ou réflexions sur le sujet des finances personnelles.