La poésie derrière la GGI

Petit article différent de ce que je publie habituellement.

Avant d’être une étudiante, avant d’être représentante de mon programme, avant tout, je suis une poétesse.

Je relisais des vieux poèmes écrits durant mon BAC en Relations internationales et droit international et je me suis mise à sourire  lorsque sous mes yeux passait le mot «jurisprudence». Deux ans plus tôt, ce mot n’aurait eu aucune chance d’apparaître dans l’un de mes poèmes d’amour.

Cela fait maintenant cinq semaines que j’étudie en informatique et je remarque déjà l’influence sur ma poésie. Il fallait s’y attendre : la technologie est un sujet incontournable quand l’on commence à réfléchir… sur à peu près n’importe quel enjeu.

Les mots comme «algorithme», «algèbre», «programme» prennent un sens nouveau, un sens plus intime dans mon monde intérieur grâce à mon immersion réelle dans ce nouveau monde. J’ai espoir que ces termes «modernes» aideront à ramener la sagesse intemporelle de la poésie dans le moment présent.

 

Je n’étudie pas n’importe où : j’étudie au Cégep du Vieux-Montréal, endroit historiquement revendicateur. Ayant décidé de m’impliquer dans la vie étudiante, je n’ai pas eu le choix d’affronter la question de la grève générale illimitée qui pourrait se profiler. Étant dans une technique, la situation est des plus inconfortables : en effet, les techniques ne veulent habituellement pas perdre du temps de cours (car le temps en atelier est précieux, car plusieurs sont pressés de se rendre sur le marché du travail…), mais celles-ci seraient les essentielles bénéficiaires des stages rémunérés au collégial.

Ayant étudié de 2015 à 2017 au CVM, j’ai déjà eu l’occasion d’entendre les fameux débats entourant les grèves. Par le passé, j’ai généralement préféré l’abstention quand il était question de voter sur le sujet. Pourquoi? Tout simplement parce que j’ai une grande foi dans le mouvement étudiant et dans leurs causes, mais que je doute encore de l’efficacité de la grève comme outil de revendication.

Aujourd’hui, j’ai encore la même position. En tant qu’observatrice relativement neutre, j’ai vu des clans se former, des clans qui se détestent encore plus qu’avant.

 

Tandis que l’AGECVM a comme mandat d’organiser une assemblée générale de grève (et non d’organiser une grève), des gens s’organisent pour empêcher la tenue de cettedite assemblée. Cette démarche me rend triste et heureuse à la fois. Heureuse, parce que cela montre que des gens qui n’ont pas l’habitude de se mobiliser entreprennent des démarches de mobilisation (et y parviennent). Triste, parce que je trouve la démarche antidémocratique, motivée par l’individualisme.

Au fond de mon coeur, je ne crois pas que cette grève générale illimitée est pertinente depuis que les étudiants en éducation à l’UQAM ont eux-mêmes mis un frein à leur entreprise.

Je trouve aussi dommage que les budgets des programmes et comités thématiques n’aient pu être voté à la dernière assemblée générale parce qu’il y avait un éternel dialogue de sourds entre les progrèves et les antigrèves. Ce budget qui n’a pas été voté, c’est la vie étudiante, c’est les projets qui font du Cégep du Vieux-Montréal plus qu’un cégep ordinaire.

 

Cette incompréhension mutuelle  (ou ce non-désir de compréhension mutuelle) m’aura grandement marquée. Sur le coup, le constat m’aura fait un peu de mal : il était comme une gifle sur mes rêves humanistes, sur mes convictions que l’être humain veut connecter avec les autres plutôt que de vivre dans sa tour d’ivoire. Ensuite, j’ai réussi à voir le positif. C’est que dans cette guerre étudiante, il y a des défis à relever, qui méritent d’être relevé je dirais même. Il y a des personnes en or qui ont le potentiel de devenir des médiateurs et qui peut-être deviendront des médiateurs grâce à cette crise. Dieu sait que la société a besoin de médiateurs.

Devant cette incompréhension et ces potentiels médiateurs donc, je me suis sentie inspirée. J’ai rédigé deux poèmes à ce propos. Les voici :

il n’y aura jamais d’algorithme
pour combler le fossé
de l’incompréhension
humaine
l’incompréhension
des âges algébriques
qui habitent nos corps
et nos idées
non il n’y en aura jamais
de panacée
mais il y aura toujours
des gens qui aiment les mots croisés
qui ont soif de l’eau tumultueuse des autres
et qui un jour arriveront
à transformer l’eau
en vin de blanc de la paix

 

l’improgrammable
l’étranger qu’on ne peut
comprendre
l’étranger le voisin
le frère la mère
la nuit
l’humanité apprend d’elle-même
et non des livres
la sagesse s’écrit
sur les drapeaux blancs
mais peut-être sont-ils trop hauts
oiseaux instruits
hommes et femmes qui ne les
écoutent pas
rendus sourds par le passé
qui résonne comme le futur

l’improgrammable
l’avenir l’amour
le programme s’écrira
toujours en s’effaçant
[le bas du sablier n’est pas
trop tard il est le présent]

Vanlifing à travers le Canada – Petite pause pour le blogue

Bonjour à tous et à toutes!

Je vous ai déjà parlé de mon projet de conversion d’une GMC Vandura 1991. La voilà bien habitable et le départ est aujourd’hui! Notre premier arrêt est Kamouraska, Québec, mais le reste est à déterminer. Nous revenons fin décembre, ainsi le blog reprendra du service en janvier! Qui sait toutefois, si l’inspiration et la connexion wi-fi sont au rendez-vous, peut-être vous aurez de mes nouvelles plus tôt. Pendant mon absence, je vous invite à vous inscrire à l’info-lettre Sentiers de Patrick Tanguay et à faire semblant que c’est moi qui la rédige (si seulement!)

À bientôt!

Comment apprendre à aimer l’histoire

Clio, la muse de l’histoire, fait couler de l’encre depuis des millénaires. Dans tous les mots tracés depuis, relatant des épopées en tout genre, j’ai la conviction profonde que chacun peut y trouver sa tasse de thé. Sans nécessairement vouloir transformer tout un chacun en historien, je crois que tout le monde peut profiter de la discipline historique. C’est pourquoi je vous propose ici quelques pistes pour stimuler votre curiosité sur le sujet.

 

1 – Oublier l’école

J’imagine que vous vous souvenez de l’ennui profond des cours d’histoire du secondaire, mais que vous avez oublié pas mal tout le reste. Peut-être que vous vous souvenez que les Iroquois sont sédentaires et les Algonquiens sont nomades, mais dans les faits, on peut concéder que l’expérience n’était pas mémorable. Bonne nouvelle : étudier l’histoire par soi-même n’a pas à être aussi monotone.

2 – Étudier ce qui vous intéresse

Personnellement, l’Antiquité et le Moyen-Âge m’intéressent peu et la période contemporaine m’intéresse beaucoup. Pourquoi irais-je m’obstiner à lire sur ce qui ne captive pas mon intention à la base? Au-delà de choisir une époque sur laquelle se pencher, on peut aussi se pencher sur un sujet particulier. Que ce soit l’histoire du cinéma ou l’histoire du végétarisme, l’histoire, c’est de l’histoire! Si cela vous permet d’avoir une vision plus globale sur un sujet qui vous passionne depuis toujours, c’est gagnant.

3 – Voir l’histoire comme… des histoires

Vous aimez lire des romans ou écouter des films? Et bien, bonne nouvelle, l’histoire regorge d’événements dignes de vos fictions favorites. Ce n’est qu’une question de perspective.

4 -Lire des biographies

Selon moi, lire des biographies est une manière facile d’aborder l’histoire. En effet, à prime à bord, l’on apprend sur la personne dont il est question mais, d’une manière ou d’une autre, on en apprend aussi sur le contexte dans lequel elle a grandi. Accessoirement, lire des biographies peut aider dans le domaine du développement personnel dans la mesure où l’on peut grandir des conseils des individus et de leurs erreurs.

5 – Utiliser des ressources non conventionnelles

Bien que selon moi la lecture est primordiale, il n’y a pas de honte à préférer apprendre autrement. À l’aube du 21e siècle, apprendre peut se faire de 1001 façons. Que ce soit à l’aide de podcasts (tel Our Sexual History) ou de vidéos YouTube (Crash Course par exemple) voire grâce à des jeux vidéos (comme Civilization V), l’important demeure la fin et non le moyen ici.

6 – Ne pas prendre le tout trop au sérieux

Bien que l’histoire est une discipline immense et parfois très sérieuse, rien ne nous oblige à la traiter ainsi. On peut se délecter de fun facts, on peut se contenter de vidéos de 10 minutes plutôt que de documentaire de deux heures, lire de la vulgarisation plutôt que les sources premières ou même transformer nos connaissances en récit amateur.

7 – Comprendre l’utilité des connaissances historiques

Avoir une bonne culture historique, c’est mettre en place des chances plus élevées de comprendre plusieurs autres concepts, que ce soit la philosophie, la linguistique ou la politique. Le bagage historique est aussi une composante clé au bon développement de l’esprit critique.

 

Aimiez-vous apprendre l’histoire à l’école? Aimez-vous l’histoire aujourd’hui? Qu’elle est votre manière favorite d’acquérir de nouvelles connaissances historiques? Faites-moi-le savoir dans les commentaires.