Retourner à l’école, mais pas à l’université

En théorie, je retourne à l’école en janvier. Au Cégep du Vieux-Montréal pour un DEC intensif en informatique. Ma demande d’admission est faite, les résultats sont attendus pour le 1er novembre. Je suis excitée. Excitée de retourner au CVM parce que la jeunesse y est belle à voir là-bas. Excitée de retourner dans le monde des sciences. Excitée de trouver des nouvelles critiques à notre système d’éducation aussi, j’imagine. Dans cet article, j’explique pourquoi j’ai pris cette décision. En effet, après avoir quitté l’université parce que je trouvais le tout trop absurde, me voilà de retour dans une institution scolaire moins d’un an après.

Pourquoi l’informatique

-Parce que mes forces correspondent aux critères requis. J’ai un esprit logique. J’aime les mathématiques, je trouve cela relaxant. La manière dont l’informatique rend les mathématiques concrets m’attire. Je suis aussi créative, et aussi surprenant que cela peut paraître pour un non-initié, la programmation est un acte qui peut être extrêmement créatif. Je suis aussi doué dans le domaine de la communication, un atout dans ce milieu où il faut être polyvalent et que bien des gens sont naturellement des introvertis. Je suis aussi extrêmement curieuse, un avantage dans un monde qui évolue constamment.

-Parce que je veux être utile. Mon père est garagiste et il est un garagiste très généreux. L’on peut compter sur lui. Plus jeune, je ne voyais pas tant la valeur dans l’emploi de mon père. Moi, je voulais changer le monde, pas dépanner les gens qui ont des problèmes de moteur. En grandissant, je me suis rendue compte que «changer le monde», c’était bien abstrait. Désormais, je privilégie aider mon entourage et, par la suite, on verra si l’on peut changer le monde. Je ne sais pas réparer une voiture, ni  réparer de la plomberie, ni coudre autre chose qu’un bouton. Mes talents — la poésie, la compréhension de texte, etc. — ne sont pas très utiles à autrui. Pour moi, une connaissance en l’informatique sera une manière d’informer et dépanner mon entourage dans cet aspect de leur vie.

-Parce que l’emploi est versatile. Mon rêve, comme plusieurs aujourd’hui, est d’être une digital nomad. Ou du moins, pouvoir travailler de chez moi pour éviter la perte de temps et d’argent des transports en commun et passer du temps avec mon (futur) chien et mon (futur) chat. Un autre de mes rêves est de travailler sur des projets alignés avec mes valeurs. De nos jours, presque chaque entreprise et organisme ont besoin de support informatique, ce qui me laisse croire que j’arriverai à accomplir ce rêve. Au moins, cela me promet aussi une possibilité de changement si l’ennui me prend.

-Parce que le domaine ne peut que prendre de l’importance dans le futur. En effet, l’automatisation risque de supprimer nombre d’emplois dans les années qui suivent. Quoique je considère qu’une réflexion sur l’emploi est essentielle (et pourtant si tue) puisque ce n’est pas tout un chacun qui peut devenir programmateur et contrôler les robots du futur, je pense que me diriger dans cette voie puisqu’elle me convient est une décision intelligente.

Pourquoi une technique

-Parce que la technique coûte extrêmement moins cher. 160$ par session (et je n’en ai que trois à faire, dans mon parcours intensif) est décidément plus économe que l’approximatif 3000$ par session étalé sur 3 ans. Qui plus est, une étude du comité sectoriel sur le logiciel libre a étudié les demandes d’emploi liées aux technologies de l’information. Près de la moitié des emplois dans le secteur ne demandait pas un BAC, il demandait tout au moins une technique ou des expériences pertinentes.

-Parce que j’aime l’environnement collégial. Les classes sont habituellement plus petites. La charge de travail, plus raisonnable en général. Les enseignants souvent plus proches de leurs élèves, ce qui est un atout, car le réseautage est extrêmement important aujourd’hui.

-Parce que c’est le portfolio qui permet de se démarquer. Bien que je n’ai pas encore commencé ledit programme, j’ai tout de même la conviction profonde que je risque d’avoir plus de temps libre que si j’étais à l’université. Ainsi, j’aurais le temps de travailler à mes propres projets : que ce soit de travailler sur un site web, une nouvelle application ou un logiciel libre qui me tient à cœur.

Pourquoi ne pas apprendre totalement par moi-même

-Parce que j’ai beau être disciplinée, je suis trop curieuse. Je n’arrive pas à me concentrer sur un seul domaine.

-Parce que je n’ai pas de contact dans le milieu.

-Parce que je crois que, vu l’immensité du champ d’étude, il serait plus efficace de suivre un cursus préétabli plutôt que de chercher ce qui est le plus important à apprendre.

-Parce que je ne suis pas une surdouée (bien que je sache que l’on peut s’autoformer sans nécessairement être un génie dans le domaine).

Avez-vous déjà changé radicalement de parcours scolaire? Comment s’est passé votre expérience? Quel est votre avis sur les DEP et les techniques versus les BAC? Faites-moi-le savoir dans les commentaires.

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