Une promenade littéraire dans le monde des finances personnelles

Comme je l’ai mentionné dans mon bilan de juillet, je prévoyais en apprendre davantage sur le domaine des finances personnelles en août. Mon médium de prédilection pour en apprendre sur le sujet? Les livres, bien évidemment.

Je n’avais pas envie de faire une critique littéraire de chacun des livres que j’ai lus. Surtout que ma «promenade» n’est pas terminée encore, ma curiosité sur le sujet n’est pas encore tarie. En fait, on peut en quelque sorte dire que mon «objectif» par rapport aux finances personnelles n’est pas encore atteint.

Avant de parler d’objectif, parlons d’où mon intérêt est venu. Depuis bien longtemps, j’ai la conviction que l’on ne peut dissocier l’économie à la politique, à l’environnement, au mode de vie, etc. Ainsi, je crois depuis presque toujours que ma compréhension de ce sujet est primordiale. Néanmoins, comme plusieurs, je n’ai pas un intérêt personnel naturel : le monde des finances me semble chaotique et extrêmement complexe. C’est en réussissant à orienter mon apprentissage vers un objectif personnel que j’ai réussi à m’y mettre.

 

Your Money or You Life de Vicki Robin et Joe Domingez

Tout cela a commencé lorsque j’ai décidé d’acquérir le livre Your Money or Your Life de Vicki Robin. Ce livre a tout simplement changé complètement ma vision du monde. Your Money or Your Life est un guide pratique pour atteindre l’indépendance financière. Qu’est-ce que l’indépendance financière? C’est de ne plus avoir besoin de travailler pour l’argent. C’est aussi savoir combien d’argent est assez pour soi afin de pouvoir vivre une vie que l’on aime, maintenant et demain.

Les trois piliers de la méthode à Robin sont la frugalité, la simplicité et l’autosuffisance, des idées qui ont beaucoup résonné avec moi et ma manière d’être. Dans son ouvrage, elle nous permet aussi de repenser notre vision du travail et de l’argent. Pour elle, l’on échange rien de moins que son énergie vitale contre de l’argent. Ainsi, elle nous invite à repenser nos dépenses en termes d’heures nécessaires de travail. Elle nous permet aussi d’ouvrir les yeux sur notre salaire horaire : avec le transport, les collations pendant les pauses, l’habillement nécessaire, souvent, l’on ne gagne pas autant qu’on le croit.

Bref, pour la jeune femme que je suis qui enchaine les emplois absurdes et qui sait que sa passion (la poésie) ne peut pas réellement devenir une carrière stable, la vision de Robin a été révélatrice. En effet, il n’est pas obligatoire de passer toute sa vie sur le marché du travail. Par le fait même, il n’est pas nécessaire d’aimer son métier d’amour : ce n’est que l’intermédiaire à travers lequel on obtient l’argent. Ensuite, une fois financièrement indépendants, si l’on veut «travailler»  à des projets qui nous tiennent à cœur mais qui ne sont pas rentables, nous sommes bien libres de le faire.

Concrètement, pour atteindre le stade de l’indépendance financière, il faut simplement que nos revenus passifs dépassent nos dépenses. Bien que cela semble difficile à atteindre, Your Money or Your Life recèle d’exemples qui nous en prouve la possibilité. Et je compte bien m’y essayer. C’est pourquoi je suis à fond dans les finances personnelles.

 

The Investor’s Manifesto de William J. Berstein

Obligatoirement, il est question d’investissement.  Ce qui est conseillé est d’investir dans des fonds communs de placement, ceux de Vanguard notamment. Cependant, j’ai ce besoin d’en savoir plus sur le sujet avant de m’y mettre. J’avais mentionné vouloir lire The Four Pillars of Investment de William J. Berstein, mais j’ai opté pour The Investor’s Manifesto du même auteur, qui se veut une version actualisée du livre précédent.

Tout d’abord, j’aimerais dire que ce livre m’a étonnamment surprise et que je crois que toute personne s’intéressant  un minimum au monde des investissements devrait le lire. Son vocabulaire est très compréhensible  (lorsque le jargon est trop économique, Berstein prend la peine de nous le «traduire en anglais»). Les sujets sont variés : on parle mathématique, histoire et psychologie par exemple. La structure du livre est également très propice à l’apprentissage. Des sous-titres explicites avec des synthèses en fin de section permettent de s’assurer de notre compréhension des concepts.

Ce qu’on tire d’une telle lecture est une meilleure compréhension de l’action même d’investir, mais aussi une lucidité par rapport à l’affaire. En effet, Berstein nous donne trois avertissements. Premièrement, nous ne sommes pas si braves : peu de gens ont la force mentale pour supporter les grands risques qui vont avec les grands revenus. Deuxièmement, les maisons ne garantissent pas la retraite, l’immobilier comporte lui aussi des risques. Troisièmement, pour investir, il faut épargner de l’argent avant tout.

Bref, Bernstein insiste dans son livre sur l’instabilité du monde des finances et, par le fait même, il ressasse souvent le thème des risques. Néanmoins, je crois que le sentiment de répétition dans ces propos en vaut le coup : c’est effectivement une leçon qui doit être intériorisée complètement.

En somme, le livre, comme il a été mentionné plus tôt, couvre beaucoup de sujets. Seul un chapitre concerne a proprement dit comment bâtir un portfolio, mais cela est bien assez à mon avis. Cependant, je considère que cette lecture se doit d’être complémentée en fonction des intérêts. Par exemple, je lis actuellement Investing For Change : Profit From Responsible Investment de Augustin Lander et Vinay B. Nair et je compte poursuivre avec Common Sense on Mutual Funds de John C. Bogle.

 

You Are a Badass at Making Money de Jen Sincero

Comme Paula Pant de Afford Anything le propose, plutôt que de se concentrer sur l’idée de diminuer le plus possible nos dépenses pour atteindre l’indépendance financière, on peut essayer de faire plus d’argent. Pour elle, sa méthode aura été d’investir dans l’immobilier. J’aimerais également investir dans l’immobilier un jour, mais mes moyens financiers sont trop limités aujourd’hui. Toutefois, je vais lire bien des livres sur le sujet pour être prête au jour J.

Une autre optique qui s’offre à moi – et aux jeunes adultes en général -, c’est d’être entrepreneur. Avec You Are a Badass at Making Money de Jen Sincero, j’ai été catapulté dans un monde où l’attitude est la clé. Si je crois assez fort pouvoir faire plus d’argent et que j’ai la volonté pour le faire, pourquoi n’y arriverais-je pas? Comme le propose le livre The Millionaire Next Door qui présente le portrait d’individus «banals» qui sont devenus riches, je suis convaincue que le succès financier est accessible.

J’entends déjà les «mais, il faut avoir ça dans le sang pour se lancer dans le monde du business». L’histoire de Sincero, qui a longtemps été sans un sou à vivre dans un garage et qui est maintenue riche et connue à travers le monde, montre que tout est possible (ça et tous les autres témoignages dans son ouvrage).

Avec l’accent qu’elle met sur l’importance des pensées positives et de la loi de l’attraction, on pourrait même croire que cela est simple. Évidemment, son You Are a Badass at Making Money n’est pas une science pure : ce n’est pas le titre à choisir si l’on cherche des conseils concrets. Par contre, si l’on a besoin de repenser sa relation avec l’argent ou si l’on a besoin d’inspiration, alors c’est le choix parfait. Ce livre m’évoque notamment le succès Big Magic de Elizabeth Gilbert.

Si j’ai un «conseil concret» à retenir de ces quelque deux cents pages, c’est le potentiel d’un mentor. En effet, l’écrivaine met l’accent sur comment le coaching l’a aidée à faire fleurir son entreprise. Même si le mentorat peut être couteux, elle m’aura convaincue de l’utilité d’une telle dépense.

Donc, à défaut de m’orienter vers une direction bien précise, cette lecture m’aura donné un regain d’intérêt pour l’entrepreunariat. Bien que je ne me considère pas intrinsèquement entrepreneuriale, je crois que notre siècle rend l’affaire extrêmement accessible et que je n’ai rien à perdre de lire sur le sujet. Par exemple, j’ai emprunté Digital Branding de Daniel Rowles à la bibliothèque. Bien qu’abandonné à mi-chemin (le contenu était trop orienté vers les entreprises déjà établies – ce qui n’est décidément pas mon cas), j’ai pu saisir l’importante de l’expérience de l’utilisateur dans le marketing. Dans le futur, je risque peut-être de cibler des cours en ligne de personnal branding sur des réseaux sociaux spécifiques plutôt que des guides généraux comme celui-ci.

 

Que dîtes-vous de ce format? Préférez-vous les bonnes vieilles critiques littéraires? Au contraire, vous voulez que l’on poursuive cette «promenade»? Faites-moi-le savoir dans les commentaires et n’hésitez pas à me conseiller d’autres livres ou réflexions sur le sujet des finances personnelles.

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