Quoi étudier? 4 disciplines plus que pertinentes aujourd’hui

Quand j’ai commencé mon processus d’unschooling, j’ai fait un schéma de toutes les choses qui m’attiraient, que je pouvais possiblement étudier. La page était pleine. Aujourd’hui, la liste s’est raffinée et je vous présente ici les 4 domaines à étudier pour  «être dans l’air du siècle». Ce que j’entends par là, c’est que certaines disciplines  me semblent plus pertinentes que d’autres pour l’autodidacte de notre époque. Évidemment, j’encourage avant tout l’apprentissage des choses qui stimulent sa propre curiosité intérieure, mais j’ai tout de même voulu recenser ici cesdits domaines. D’une part, le but est de brosser le portrait de mes apprentissages à venir (car mes connaissances en ces sujets sont minimes jusqu’à maintenant) et, d’une autre part, de sensibiliser les autres à l’importance grandissante de ces sphères d’étude.

1 – L’informatique

Comme je l’ai déjà mentionné dans mon dernier article, j’ai la conviction profonde que l’ère de l’automatisation approche à grands pas et qu’il est primordial d’avoir des connaissances informatiques pour bien s’y préparer. D’ailleurs, le monde est déjà profondément changé. Le livre The People’s Plateform (que j’ai déjà abordé ici) montre que le fossé que j’apprivoise – soit celui entre les technophiles et le commun des mortels – est déjà très grand. Dans un autre ordre d’idée, il est simplement dommage de ne pas utiliser à son plein potentiel les outils qu’on nous met dans nos mains. Savoir utiliser l’informatique à notre avantage peut nous aider dans nos apprentissages et projets connexes.

Ce qui est bien de la science informatique, c’est que les ressources pédagogiques gratuites sont pratiquement infinies. Les programmes dans des institutions traditionnelles aussi, tout comme les fameux «bootcamps».  De mon côté, je prends actuellement le cours gratuit  CS50 : Introduction to Computer Science de Harvard sur EdX (je risque d’en reparler dans les mois qui suivent sur le blogue). J’aime bien, mais c’est tout de même assez difficile. Sinon, un autre point positif de l’informatique est qu’il est l’un des rares domaines où il est assez aisé pour un autodidacte d’entrer sur le marché du travail.

2 – Les sciences cognitives

Pour faire une définition courte, les sciences cognitives regroupent plusieurs disciplines qui étudient la pensée dans tous ses états — perception, conscience, langage, raisonnement… —, qu’elle soit humaine, animale ou artificielle. Et pourquoi est-il pertinent de s’intéresser aux sciences cognitives? Parce que, tout comme les ordinateurs, il est dommage de ne pas faire un usage efficace de notre cerveau. De nos jours, avec l’émergence du travail à la pige, des e-business, il ne s’agit plus seulement d’avoir un bon diplôme : il faut se démarquer, être discipliné, apprendre par soi-même, etc. Pour moi, étudier les sciences cognitives, c’est sauver du temps. Plutôt que de procrastiner à écouter 1001 vidéos de «productivity hacks», «learning tips», etc., je préfère aller prendre ma connaissance à la source directement. Qui plus est, saisir les mécanismes du cerveau nous permet de mieux nous comprendre et de mieux comprendre les autres.

Ici aussi, le domaine fait des avancées de plus en plus dignes de la science-fiction, ce qui implique une possibilité de radicalement changer le monde dans lequel on vit (d’où le besoin de s’y préparer). Par exemple, dans le documentaire Nova : Memory Hackers  disponible sur Netflix, on voit comment, grâce à nos connaissances sur le fonctionnement de la mémoire, on peut déjà efficacement traiter, c’est-à-dire effacer de la mémoire, la peur des araignées chez les arachnophobes. Se dirige-t-on vers une réalité digne du film The Eternal Sunshine of The Spotless Mind?

3 – La science économique

Avez-vous eu beaucoup de cours d’économie à l’école, vous? Moi, je n’en ai eu qu’un seul, et ce, pas avant l’université. Et ce n’était décidément pas assez pour tout couvrir.

Étudier le monde économique peut servir deux grandes causes : comprendre le système dans lequel on vit, mais aussi se réapproprier son propre porte-monnaie. Dans la mesure où je n’ai pas un «appétit financier» si grand à la base, je préfère reprendre mon aventure dans le monde de l’économie avec des lectures sur les finances personnelles pour ainsi voir un résultat immédiat dans ma vie. Je lis en ce moment Your Money or Your Life  de Vicki Robin, pilier du mouvement FIRE (Financial Indepedance, Retire Early), que je recommande avec enthousiasme.  Simplement parce que plus d’argent permet plus de liberté dans ses projets, je considère que les finances personnelles est un domaine pertinent à étudier. Au niveau du système économique «global», ma première lecture sur le sujet aura été l’ouvrage de vulgarisation Pourquoi les crises reviennent toujours de Paul Krugman — livre que je conseille aussi. Évidemment, il y a des tonnes de livres, blogues, podcasts et chaînes YouTube sur le sujet également. Par contre, il y en a tant que, moi-même, je ne sais pas par où commencer. Je suis donc très ouverte à vos recommandations!

4 – Le travail manuel

Bien que ce quatrième point semble bien différent des trois autres, je trouve que le travail manuel est tout aussi pertinent. Ô combien délaissé et pourtant, il ne devrait pas l’être! De moins en moins, les gens savent coudre, jardiner, cuisiner, réparer, etc. À mon avis, c’est pourtant essentiel. Il y a l’aspect environnemental qui rend l’affaire importante à mes yeux. En effet, à l’ère de l’obsolescence programmée, il faut savoir réparer un peu, car la planète n’a pas de ressources infinies (notre portefeuille non plus). Dans un autre ordre d’idée, je trouve que travailler avec ses mains comporte un lot d’avantages considérables. Pour moi, être manuel, c’est stimuler sa capacité à résoudre des problèmes, à créer ou même à interagir avec son environnement. En addition, le sentiment de satisfaction inhérent à une réalisation concrète – une cabane à oiseau, un tuyau qui ne coule plus, une broderie – est un petit plaisir de la vie à ne pas négliger. La lenteur liée aux travaux manuels est aussi importante : même si tout nous ne pousse à toute vitesse vers l’avant, il faut savoir retourner aux sources. Lire aussi : il faut savoir ne pas être dépendant de la technologie (qui sait si, un jour, tout va cesser de fonctionner de manière apocalyptique?)

Pour me pousser à développer mes talents manuels, j’ai comme plan avec mon copain d’acheter une van et de l’emménager en mini-maison roulante en septembre. Assez intense, j’en concède, mais on a bien hâte de voir ça. À l’ère du numérique, une manière plus simple d’incorporer dans sa routine des projets qui impliquent la dextérité est de prendre des cours sur la plateforme Skillshare, qui offre une énorme quantité de cours dans pratiquement tous les domaines.

Êtes-vous d’accord avec ma liste? Avez-vous des ressources à recommander? Y a-t-il un sujet qui vous parle plus qu’un autre? À mon avis, le plus dur, c’est de  commencer. Pour stimuler sa curiosité intérieure, parfois il ne suffit que de faire comprendre l’ampleur des enjeux (des avantages) derrière les apprentissages. Une fois commencé — que ce soit grâce à un livre emprunté, une inscription à un cours, une conversation avec un ami —, les engrenages s’enclenchent et le reste est beaucoup plus facile. N’hésitez pas à me laisser savoir ce que vous en pensez dans les commentaires.

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